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BCE : la seule femme se préoccupe de l'union bancaire
La candidate allemande au directoire de la Banque centrale n'est pas une férue de politique monétaire mais connait ses gammes en régulation bancaire. D'où ses premières prises de positions.
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Nouveau membre du directoire à la Banque centrale européenne, nouvelles positions. La candidate allemande au remplacement de son compatriote Jörg Asmussen à la BCE peut se targuer d'avoir 20 ans d'expérience... Dans le domaine de la supervision bancaire. D'où les convictions très précises dont Sabine Lautenschläger a fait part à l'occasion de son audition hier devant le Parlement européen. Actuellement chargée de la surveillance des établissements de crédit au sein de la Bundesbank, l'Allemande a défendu l'idée d'un mécanisme de décision rapide pour le futur mécanisme de résolution dans le cadre de l'union bancaire.
Son témoignage intervient alors que de difficiles négociations sur la question ont été entamées il y a quelques jours entre l'hémicycle et le Conseil du Vieux Continent. "Il faut être certain de pouvoir procéder à une résolution en un week-end", a-t-elle déclaré devant les eurodéputés, les confortant ainsi dans leurs positions. Ces dernières sont bien différentes de celles des Etats, qui souhaitent, sous l'impulsion de l'Allemagne, participer au processus de résolution via le Conseil, ce qui le complexifierait et le rendrait probablement plus long.
Agée de 49 ans, Sabine Lautenschläger est une spécialiste des bilans bancaires, mais pas des politiques économiques. "En politique monétaire, c'est une feuille vierge et elle ne devrait pas avoir beaucoup de poids dans les prises de décisions", a expliqué Holger Sandte de chez Nordea à Bloomberg. "Il faudra sortir dès que possible de certaines mesures (de la BCE) en raison de leurs effets secondaires. Les taux d'intérêt bas, par exemple, stimulent l'activité économique mais ils ne sont pas sans risque sur le long terme", a-t-elle pourtant expliqué dans l'une de ses réponses écrites au Parlement.
Cela étant dit, son expérience dans la régulation pourrait la propulser au poste de vice-présidente du nouveau Conseil de supervision, qui prendra ses fonctions à partir de novembre prochain sous l'égide de la Française Danièle Nouy. Cet office est réservé à l'un des membres du directoire de la BCE, futur superviseur unique. Toutefois Sabine Lautenschläger pourrait essuyer quelques critiques relatives à son bilan de gendarme bancaire. Durant la crise financière, les autorités allemandes ont été critiquées pour ne pas avoir vu à temps les ennuis de Hypo Real Estate et de Commerzbank.
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01/01/1970 - 01:00

