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La Bundesbank a rapatrié 10% de son or parisien
Selon les informations obtenues par WanSquare, la BuBa a rapatrié 10% de son stock d'or parisien vers Francfort, soit 32 tonnes sur l'année 2013 et le rythme devrait s'accélérer en 2014. Car la banque a pris du retard sur ses objectifs l'an dernier, en raison de la lenteur des négociations et des accords mis en place avec les Etats concernés par le transfert. En janvier 2013 en effet, la Bundesbank avait annoncé qu'elle comptait transférer à Francfort l'ensemble de son or placé auprès de la Banque de France, et une petite partie de ses réserves américaines d'ici 2020. En revanche, son dépôt britannique sera entièrement conservé.
Au total, elle a donc prévu de rapatrier ses 374 tonnes déposées dans les coffres de la BdF et 300 des 1500 tonnes placées auprès de la Fed, déposées au moment de la guerre froide. Or la banque centrale de Francfort n'a pour le moment transféré que 5 tonnes des Etats-Unis. Il faudra donc rapatrier bien plus cette année si elle veut atteindre son objectif de 674 tonnes revenues dans les caisses allemandes d'ici six ans. En décembre 2020, 50% de ses réserves seront en Allemagne, tandis que la Fed conservera 37% du stock et 13% pour la Grande-Bretagne (425 tonnes).
Pourquoi l'Hexagone est-il le seul pays dont le dépôt sera entièrement fermé, alors que l'Allemagne ne payait aucun frais pour la prise en pension de ses lingots auprès de la Banque de France, quand la Banque d'Angleterre lui facture 500 000 euros tous les ans ? Question de politique de change répond la Buba. Il n'est plus nécessaire pour elle de conserver des lingots dans un pays qui dispose de la même devise qu'elle. La BundesBank a donc davantage intérêt à stocker son or dans des places internationales, où le précieux métal pourra éventuellement lui servir de monnaie d'échange contre l'obtention de devises.
De plus, 900 tonnes ont déjà été rapatriées de l'Angleterre en octobre 2012. L'Allemagne compte donc bien garder ce qu'il lui reste à Londres, centre névralgique mondial des échanges de lingots. Selon certains économistes et gérants dont Bill Gross, la décision de la Banque Centrale allemande de fermer son dépôt parisien n'est cependant pas anodine : elle pourrait traduire une méfiance accrue de la Buba dans sa consoeur française... Propos que la Banque allemande a naturellement rejetés.
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