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Sabine Lautenschläger (ex-Bundesbank) remplace Jörg Asmussen
C'est désormais officiel : Sabine Lautenschläger devient le nouveau membre du directoire de la Banque centrale européenne, remplaçant l'Allemand Jörg Asmussen, qui a rejoint le nouveau gouvernement d'Angela Merkel en décembre. La décision, d'abord approuvée par le Parlement européen, a été validée par les chefs d'Etat et de gouvernement. Le Spiegel souligne qu'avec elle, "le directoire de la BCE obtient un membre féminin". Par ailleurs, "avec celle qui était jusqu'à présent vice-présidente de la Bundesbank, la Banque centrale gagne une experte reconnue internationalement sur les questions monétaires".
Le mandat de Sabine Lautenschläger va débuter déjà lundi prochain. Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a salué la décision : "la stabilité durable de notre monnaie commune et la réalisation de l'union bancaire restent aussi pour la BCE un enjeu central", a-t-il ajouté. Avant d'avoir des responsabilités au sein de la Bundesbank, Sabine Lautenschläger a dirigé la surveillance bancaire de la BaFin.
Dans un autre article, le Spiegel s'intéresse aux "prévisions économiques mondiales", prévenant que "le FMI voit la zone euro sur un bon élan". "Le Fonds monétaire international est plus optimiste que jamais depuis longtemps : l'économie de l'Europe est en plein essor, d'après ses pronostics. Le reste du monde est également en croissance", avec une prévision globale évaluée à 3,7%. La zone euro connaîtrait, elle, une croissance de 1% pour 2014, suivie de 1,4% pour 2015. "Mais l'organisation met aussi en garde contre des dangers". En effet, selon l'institution internationale, "malgré les bonnes perspectives, le risque d'une nouvelle crise n'est pas encore derrière nous". Le FMI craindrait de voir pointer une déflation, en raison, en partie, des faibles taux des banques centrales. Selon le Handelsblatt, le Fonds aurait donc "mis en garde les Etats afin qu'ils mettent fin à la période d'argent bon marché". Un paradoxe en Allemagne, ou le spectre de l'inflation effraie toujours.
Outre-Rhin, la question du salaire minimum horaire, pourtant acceptée par Angela Merkel, continue à faire débat. Notamment par rapport à la constitution. "Le gouvernement fédéral ne peut simplement pas exclure certains employés du salaire minimum prévu de 8,50 euros. Cela pourrait être attaqué par rapport à la constitution qui affirme que tous les hommes doivent être traités de la même manière", explique le Sueddeutsche Zeitung. Le débat porte notamment sur les retraités, les saisonniers et les étudiants, qui seraient exclus du salaire minimum, avec des contrats de travail particuliers, contre l'avis des hommes politiques de la CDU/CSU.
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