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Les cadres retrouvent le sourire en ce début d’année / La mobilité externe a le vent en poupe pour les mois à venir
Frémissement chez les cadres. Le dernier baromètre qui leur est consacré par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) contient les prémices d’une amélioration de la dynamique d’embauche durant l’année 2026. Certes, la part des cadres convaincus qu’ils peuvent retrouver facilement trouver un emploi équivalent diminue – de 3 points en un an - pour n’être plus que 42 % à avoir cette conviction, cependant ils sont de plus en plus nombreux (40 % soit une hausse de 3 points par rapport à décembre 2024) à envisager de changer d’entreprise dans les 12 mois à venir.
Une envie qu’on retrouve tout particulièrement chez les cadres les plus jeunes – ayant moins de 35 ans - avec 61 % qui expriment cette envie – soit 9 points de plus en un an. Du côté de l’APEC, on explique que de « tels niveaux n’avaient pas été atteints depuis décembre 2021, à la sortie de crise sanitaire ». Cependant, reste à savoir si ces déclarations d’intentions se traduiront effectivement en acte, étant donné que sur le court terme « les cadres jugent le marché de l’emploi peu propice aux évolutions professionnelles, ils sont de plus en plus nombreux à se projeter dans un changement d’entreprise à moyen terme, dans l’attente du moment opportun ».
Crainte
La prudence reste donc de mise et Laetitia Niaudeau, directrice générale de l’Apec, explique que « la confiance des cadres est restée très dégradée tout au long de l’année 2025 », un constat qui ne disparaît pas du jour au lendemain. C’est ainsi qu’en décembre 2025, ce sont uniquement « 22 % des cadres [qui] se disent optimistes quant à la situation économique de la France, un score qui n’a pas retrouvé de couleurs depuis sa chute en décembre 2024 ». La confiance exprimée dans la solidité économique de son entreprise n’est pas non plus au beau fixe (68 %) et reflète une inquiétude profonde.
Les jeunes diplômés d’un Bac + 5 aimeraient bien être dans cette situation, malheureusement les données dévoilées par l’Apec témoignent d’une difficulté croissante à s’insérer sur le marché de l’emploi. Ce n’est que 70 % de la promotion 2024 qui a réussi à le faire à date de juin 2025. Le plus surprenant étant que cette dynamique perdure et ce pour des formations très différentes allant des écoles d’ingénieurs à celles de commerce.
Étincelle
L’espoir pourrait venir du regain de forme du moral des entreprises. L’Apec explique que celui qui « était enlisé depuis la dissolution de l’Assemblée nationale mi-2024, s’est en grande partie restauré. Le climat des affaires s’est éclairci tout au long du 4e trimestre 2025 retrouvant, en décembre, un niveau (99) proche de sa moyenne de longue période (100) ». Cela devrait entraîner des conséquences positives en termes d’investissement des entreprises, ce dernier devrait progresser de 0,3 % lors du premier trimestre et 0,4 % lors du deuxième trimestre avec les retombées positives pour l’emploi associées.
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