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Le conflit au Moyen-Orient n’épargne pas les cadres français / L’Apec relève une temporisation sur les embauches
De mal en pis. Le moral des cadres serait en berne depuis de longs mois à en croire l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), celle-ci note dans son baromètre du deuxième trimestre que la confiance des cadres s’est encore détériorée en mars. Une baisse de moral entamée en fin d’année 2024 qui ne semble donc pas s’inverser et ce d’autant plus que la guerre au Moyen-Orient a remis une pièce dans la machine des mauvaises nouvelles.
Les employeurs ne sont guère plus sereins et ont au mieux du mal à voir de quoi leur avenir sera fait, l’Apec expliquant que la part des entreprises ayant de la visibilité sur leur activité à court terme a nettement reculé par rapport au trimestre précédent (57 % en mars 2026, soit 7 points de moins qu’il y a trois mois). Un mal qui touche les petites structures certes, mais également les grandes structures (66 % désormais, en baisse de 5 points sur trois mois). Une difficulté qui se répercute logiquement sur les investissements et les recrutements, alors même que l’organisation espérait une nouvelle dynamique ces dernières semaines.
Matérialiser
Malheureusement, il était alors déjà question des incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient et de ses effets délétères pour « les trois moteurs de la croissance française (consommation, investissement et commerce extérieur) [qui] pourraient se gripper et mettre à mal l’embellie qui se dessinait ». Un retour en arrière qui ne doit pas faire oublier que la situation s'était améliorée ces derniers mois et que désormais « les intentions de recrutement restent comparables à leur niveau de septembre dernier pour les PME et sont même supérieures dans les grandes structures (48 % vs 43 % en septembre 2025) ».
Dans une même optique, les cadres ont tempéré leurs velléités de mobilité externe. Les intentions de mobilité à trois mois, lesquelles « étaient relativement élevées en 2025, refluent légèrement (12 % ; -2 points par rapport à septembre et décembre 2025), renouant avec un niveau comparable à la moyenne de longue période ». Cependant tout pourrait se débloquer et la concrétisation de projets d’embauche devenir réalité, mais cela dépendra à la fois de la durée et de l’ampleur du conflit au Moyen-Orient. L’Apec compare la situation actuelle à celle connue « à la suite de la guerre en Ukraine en 2022, la dynamique des recrutements effectifs de cadres pourrait résister, au moins à court terme ». L’investissement des entreprises fortement lié à l’emploi cadre, est quant à lui attendu en légère hausse pour ce deuxième trimestre et pourrait aider à la résilience.
Positif
Certains indicateurs laissent à penser que la dynamique pourrait repartir dans les semaines à venir, l’Apec relevant que pas moins de 60 % des grandes structures ont publié a minima une offre d’emploi pour un poste cadre lors des trois premiers mois de 2026. Ce qui s’avère être 7 points de plus que lors du dernier trimestre 2025. La dynamique est moins à apprécier par rapport au début d’année 2026 que relativement au cru 2025 pour le moins difficile. Les projections du baromètre soulignent que face à un moteur essentiel de la croissance qu’est la consommation des ménages qui pourrait se gripper - en raison de la hausse des prix des hydrocarbures - c’est du commerce extérieur qu’est attendu un rôle d’amortisseur pour l’économie française.
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