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Macro-économie / Taux / Dares / Emploi

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Dares / Emploi

France : une amélioration de l’emploi largement partagée depuis dix ans / Des inégalités persistent toutefois

Entre 2015 et 2024, le marché du travail s’est nettement redressé, le taux d’emploi des 15-64 ans ni étudiants ni retraités ayant progressé de 3,8 points. Cette embellie a bénéficié à l’ensemble des catégories de population, y compris les plus fragiles, montrent des travaux de la Dares. Mais les écarts d’accès à l’emploi restent profonds.
Paris - Photo par EMMANUEL DUNAND / AFP
Paris - Photo par EMMANUEL DUNAND / AFP

Un redressement qui n’a laissé personne sur le bas-côté. Selon une étude de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), le taux d’emploi des 15-64 ans ni étudiants ni retraités a progressé de 3,8 points en dix ans, pour atteindre 80,1 % en 2024. Sur la même période, la part du chômage recule de 2,4 points et celle de l’inactivité de 1,4 point. Hors crise sanitaire, la tendance est continue depuis 2015.

Cette dynamique a-t-elle uniquement profité aux personnes déjà proches du marché du travail ? L’étude de la Dares identifie plusieurs caractéristiques associées à des difficultés d’accès à l’emploi : être parent isolé, en particulier mère d’un jeune enfant ; avoir un problème de santé ; être peu ou pas diplômé ; être étranger hors Union européenne. Il en ressort que tous ces groupes ont vu leur situation s’améliorer.

Le taux d’emploi des mères isolées avec enfant de moins de 6 ans passe de 52,4 % à 57,1 % entre 2015 et 2024, soit +4,7 points, une hausse supérieure à la moyenne. Les personnes déclarant au moins un problème de santé enregistrent une progression de 5,1 points. Les étrangers hors Union européenne connaissent la plus forte amélioration, avec +9,4 points en dix ans. Même les personnes peu ou pas diplômées bénéficient d’une hausse, certes plus modérée, de +1,3 point.

La baisse du chômage est également généralisée. Elle atteint -4,9 points pour les étrangers non européens et -4,7 points pour les mères isolées avec enfant de moins de 6 ans, contre -2,4 points en moyenne. La part d’inactifs diminue elle aussi pour la plupart des groupes, notamment pour les étrangers non européens et les personnes ayant un problème de santé.

Plus largement, les personnes présentant au moins une des caractéristiques étudiées voient leur taux d’emploi progresser de 4,7 points sur la période, soit légèrement plus vite que la moyenne.

Pour autant, cette progression générale ne signifie pas que les inégalités se sont résorbées. En 2024, alors que 80,1 % des 15-64 ans ni étudiants ni retraités occupent un emploi, le taux reste fortement inférieur pour les groupes identifiés comme plus vulnérables. Les mères isolées avec un enfant de moins de 6 ans ont un taux d’emploi de 56,3 %, avec un écart de 23,8 points par rapport à la moyenne, et de 49 % si l’enfant a moins de 3 ans, soit un écart de 31,1 points.

De leur côté, les personnes peu ou pas diplômées affichent un taux de 57,6 %, soit 22,5 points de moins que la moyenne, tandis que les étrangers hors Union européenne ont un taux d’emploi de 57,5 %, soit 22,6 points d’écart. Les personnes déclarant une mauvaise ou très mauvaise santé voient leur taux d’emploi tomber à 43,7 %, tandis que les personnes handicapées administrativement sont à 47,1 %, soit respectivement 36,4 et 33 points de moins que la moyenne.

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