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AIE; Inde; croissance

Macro-économie / Taux / Chine / Fatih Birol / Agence internationale de l'énergie

Macro-économie / Taux
Chine / Fatih Birol / Agence internationale de l'énergie

Quand la sécurité énergétique va de pair avec l’efficience / Les géants asiatiques accélèrent sur la question

La Chine et l’Inde ont le droit aux honneurs du rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie consacré à l’efficacité énergétique. Celui-ci voit un indicateur clé – l’intensité énergétique primaire mondiale – progresser de 1,8 % en 2025 et c’est en partie parce que les deux pays les plus peuplés au monde ont apporté leur contribution. Pour autant les objectifs de la COP 28 – 4 % en 2030 – sont encore loin d’être atteints, de quoi voir l’institution suggérer une série de mesures pour accélérer le rythme.
Fatih Birol. Photo by Bastien Ohier / Hans Lucas via AFP
Fatih Birol. Photo by Bastien Ohier / Hans Lucas via AFP

Une accélération pour le moins bienvenue. Le constat posé par l’Agence internationale de l’énergie – AIE – sur l’un des principaux indicateurs de progrès en matière d’efficacité – l’intensité énergétique primaire mondiale – est on ne peut plus clair. Les 1,8 % qui devraient être enregistrés cette année tranchent avec la dynamique connue depuis 2019 - une hausse moyenne de l’ordre de 1,3 %. Il faut revenir à la période allant de 2010 à 2019 pour trouver une dynamique plus conséquente avec une progression de l’ordre de 2 % par an.

Une embellie qui fait dire à Fatih Birol, le directeur exécutif de l’AIE, que l’année 2025 est encourageante "notamment grâce aux signes positifs observés dans certaines grandes économies émergentes ". Il ne s’en satisfait par pour autant et considère que "les gouvernements doivent redoubler d’efforts pour que le plus grand nombre puisse bénéficier pleinement des avantages de l’efficacité énergétique". Il rappelle qu’en 2023 ce sont près de 200 gouvernements qui s’étaient engagés, à l’occasion de la COP28, à doubler le taux annuel moyen d’amélioration de l’efficacité énergétique d’ici la fin de la décennie.

 

Cheval de bataille

 

Un des sujets clés se trouve être l’industrie, un secteur où le compte serait loin d’être bon. L’agence déplorant qu’alors que les "deux tiers de la croissance de la demande finale mondiale d’énergie depuis 2019 se sont concentrés dans l’industrie", la progression en matière d’intensité énergétique ayant fortement ralenti ces dernières années. Un constat regrettable en partie imputé au fait que les politiques publiques ne soient pas suffisamment au rendez-vous pour accélérer les progrès.

Fatih Birol exhorte d’autant plus les parlementaires et les gouvernants à s’emparer du sujet qu’il considère que l’efficacité énergétique dispose de nombreuses vertus dont celle d’accroître la compétitivité, de mettre un frein aux émissions de gaz à effet de serre et de diminuer les factures d’énergie. Il déplore tant que les ambitions sont souvent trop faibles qu’un manque sur le plan politique ; arguant notamment que près de "la moitié des pays du monde n’ont toujours pas de normes d’efficacité énergétique pour les nouveaux bâtiments, y compris dans les régions connaissant une croissance rapide".

 

Nerf de la guerre

 

Une proportion d’autant plus dommageable qu’il semble que ces géographies en fort développement sont précisément celles où il serait possible de réaliser des économies substantielles en raison de leur forte consommation d’énergie. Les équipes de l’AIE expliquent qu’elles mettent à disposition des différents États toute une série de bonnes pratiques ayant fait leurs preuves dans un passé récent.

De quoi potentiellement remédier au décalage regretté entre les politiques publiques et les progrès technologiques. L’exemple retenu sur cette question se trouvant être "l’accès accru aux climatiseurs [qui] a considérablement amélioré la qualité de vie de millions de personnes dans le monde". Malheureusement il s’avère que la grande majorité des climatiseurs vendus dans le monde "sont loin d’être les modèles les plus performants, ce qui alourdit inutilement les factures d’énergie des consommateurs".

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