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Rémy Cointreau / cognac / Chine
Le cognac redonne du souffle à la croissance de Rémy Cointreau / Une reprise à plusieurs vitesses
Le cognac remet Rémy Cointreau sur le chemin de la croissance. Le groupe a publié les ventes du deuxième trimestre de son exercice décalé 2026-2027, ressorties en croissance organique de 4,2 %. Après un premier trimestre en croissance de 1,3 %, la hausse semestrielle se porte à 2,9 %, pour un chiffre d’affaires de 510,9 millions d’euros. De quoi conforter ses perspectives annuelles d’un retour à la croissance, après une quasi-stagnation de l’activité (+ 0,2 %) enregistrée lors de l’exercice précédent.
C’est le chiffre d’affaires tiré du cognac, qui représente 338,7 millions d’euros du total semestriel, qui a été le moteur de cette dynamique. En organique, les ventes ont grimpé de 10,3 % sur un an au titre des six premiers mois de l’exercice et de 12,4 % au seul deuxième trimestre, tandis que celles des liqueurs et spiritueux ont reculé de 7 % (et de 7,4 % au deuxième trimestre). Le chiffre d’affaires des marques partenaires, plus marginal dans le total (2,5 millions d’euros), accuse de son côté une chute semestrielle de 76,7 %, du fait de l’arrêt de leur distribution au Benelux depuis avril.
La performance trimestrielle du cognac reflète une nette accélération des ventes dans la région Asie-Pacifique, notamment en Chine, à la faveur du Festival de la mi-automne. Le reste de l’Asie a lui aussi profité d’un trimestre solide, porté aussi bien par le cognac haut de gamme Rémy Martin XO que par ceux d’appellation VSOP. Au total, en incluant les ventes de l’ensemble des catégories d’activité du groupe, le chiffre d’affaires de la région a progressé de 14,3 % au titre du premier semestre.
La dynamique reste plus délicate outre-Atlantique
Les Amériques, elles, sont restées plus à la peine. Les ventes de cognac ont été affectées par une base de comparaison élevée et par des effets de stockage liés à l’évolution du réseau de distribution aux États-Unis. Les tendances sous-jacentes sont toutefois encourageantes, indique Rémy Cointreau, avec une nouvelle amélioration séquentielle des « depletions » (flux des grossistes vers les détaillants). Aux États-Unis, les liqueurs et spiritueux ont été soumis aux mêmes tendances. Ainsi, dans l’ensemble, la région a enregistré un recul de 5,5 % de ses ventes sur les six premiers mois de l’exercice.
Enfin, les ventes dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique sont en baisse de 2,2 % dans l’ensemble : en dépit d’une bonne croissance en Afrique et d’une amélioration soutenue des tendances au Royaume-Uni, l’environnement de consommation morose a continué de peser. Il convient néanmoins de noter que le cognac y a également enregistré une forte croissance.
Engagé depuis quelques mois dans son plan de transformation RC Forward, Rémy Cointreau donne désormais rendez-vous le 25 novembre pour la publication de l’ensemble de ses résultats semestriels. Le groupe en profitera pour dévoiler ses objectifs financiers à moyen terme, qui permettront de préciser la trajectoire qu’il entend suivre à cet égard. Le reste de ses perspectives annuelles, en termes de croissance organique et de marge opérationnelle courante, est pour l’heure confirmé.
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