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raffinage; Ormuz; pétrolier

Macro-économie / Taux / pétrole / Agence internationale de l'énergie / Baril

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La demande de pétrole encaisse les coups en 2026 / L’AIE vient de réviser à la baisse ses prévisions

Un conflit au Moyen-Orient qui pèse inévitablement sur la demande en or noir, que ce soit par volonté de réduire sa dépendance à cette source d’énergie ou bien par incapacité à supporter les hausses de prix. Ce qui se répercute dans les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie, laquelle explique que la demande mondiale de pétrole devrait diminuer de 1,6 million de barils par jour en 2026, ce qui constitue une révision à la baisse de plus de 510 000 barils en seulement un mois.
Pétrolier. Photo par CFOTO / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
Pétrolier. Photo par CFOTO / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Le couperet est tombé. La nouvelle diminution des perspectives de chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour la demande d’or noir n’est qu’un des symptômes de la fermeture du détroit d’Ormuz. La hausse des prix associée diminue l’appétit pour l’énergie fossile, d’autant plus que la reprise des hostilités a perturbé les timides efforts de reprise des exportations par cette voie de transit.

Le prévisionniste de référence sur le pétrole explique néanmoins que ce recul annuel s’atténuera au fil du temps, « passant de 4,9 Mb/j (millions de barils par jour ndlr) au deuxième trimestre 2026 à 2,8 Mb/j au troisième trimestre 2026, avant de renouer avec la croissance au dernier trimestre. La demande mondiale de pétrole devrait quant à elle progresser de 2,4 Mb/j en 2027 ». Il faut dire que l’offre de pétrole mettra également du temps à retrouver son niveau d’antan et cela pèsera inévitablement sur la capacité des cours à retrouver des niveaux abordables.

 

Pas à pas

 

Les projections font pour l’heure état d’une offre d’or noir qui « demeure inférieure de 6,3 Mb/j à son niveau d’il y a un an, la production du Golfe restant à l’arrêt pour un montant de 8,3 Mb/j ». Les barils supplémentaires dans les autres géographies n’ont donc pas suffi à compenser entièrement la destruction de l’offre, la progression relevée n’étant que de « 2,4 millions de barils par jour (Mb/j) pour atteindre 101,5 Mb/j en juillet ». Ce qui se traduit sur l’année par une diminution de 4,3 Mb/j en moyenne en 2026, avant une progression de 8,3 Mb/j l’année prochaine pour s’établir à 110,3 Mb/j.

Des flux bienvenus tant la situation des stocks mondiaux se dégrade logiquement mois après mois, ceux-ci étant utilisés pour compenser un approvisionnement réduit. L’AIE expliquant que les stocks totaux n’ont diminué que de 410 millions de barils depuis le début du conflit, ce qui en laisse 7,9 milliards disponibles. Le rythme moyen de baisse étant de 2,7 millions de barils prélevé quotidiennement. Les équipes du prévisionniste considèrent désormais que l’« urgence de rouvrir le détroit s’est accrue, les réserves disponibles s’épuisant rapidement ».

 

Nœud gordien

 

L’inquiétude est plus grande concernant les tensions sur les marchés des produits raffinés, lesquelles sont loin de se détendre. Bien au contraire puisque les marges de raffinage du bassin atlantique ont atteint des niveaux records au mois de juillet, qu’il s’agisse du diesel, de l’essence ou encore du kérosène. En raison d’une demande saisonnière traditionnellement plus élevée qui est venue s’ajouter aux pénuries d’approvisionnement et autres problématiques de stocks épuisés.

Rien que sur le pétrole brut raffiné, le débit mondial est encore inférieur de près de 5 mb/j à celui de l’année précédente, ce que l’AIE explique par le fait que « les capacités du reste du système étant actuellement insuffisantes pour compenser les goulets d’étranglement de l’approvisionnement en produits raffinés ». Le constat est similaire sur le commerce maritime de ces différents produits raffinés, la hausse conséquente des exportations américaines – près de 700 000 barils journaliers – n’empêche pas les volumes de reculer de 3,8 mb/j en glissement annuel. Sur le kérosène ce n’est pas moins de 34 % des échanges habituels qui ont été retirés du marché.

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