WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Europe; Australie; Chine

Macro-économie / Taux / Agence internationale de l'énergie / voitures électriques / AIE

Macro-économie / Taux
Agence internationale de l'énergie / voitures électriques / AIE

Les voitures électriques ont toujours le vent en poupe / Les moteurs de la hausse des ventes ne sont pourtant plus les mêmes

La baisse de la vigueur de la demande pour les voitures électriques en Chine et aux États-Unis n’aura pas réussi à enrayer la dynamique du secteur, alors même que le reste du secteur automobile tire la langue. L’Agence internationale de l’énergie considère que c’est grâce à l’Australie, à l’Europe et à la Corée du Sud que cela a été permis.
Voiture électrique. Photo par DONAL HUSNI / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
Voiture électrique. Photo par DONAL HUSNI / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

À total contre-courant. Les ventes mondiales de voitures ont beau avoir reculé de 5 % en glissement annuel entre janvier et juin, la tendance n’est pas exactement la même en ce qui concerne les différents modèles électriques. Si l’Agence internationale de l’énergie (AIE) explique que les ventes ont bien baissé lors des trois premiers mois de l’année, elle souligne qu’elles ont connu un rebond pour le moins spectaculaire.

L’institution évoque une progression au deuxième trimestre de l’ordre de 35 % rapporté au début d’année. Il n’y a pas à chercher bien loin pour en trouver les moteurs, puisque près de cinquante pays ont enregistré des niveaux records de ventes sur la période. Ce qui a permis de plus que compenser la mauvaise passe rencontrée par les habituelles locomotives chinoises et américaines ; les achats y ont diminué largement en raison d’un cocktail de « pressions économiques, de hausse des prix des carburants et de changements dans les orientations politiques ».

 

Exposer

 

Le conflit au Moyen-Orient n’est bien entendu par pour rien dans cet attrait renforcé pour l’électrique, les équipes de l’AIE attestant que cet épisode a remis « la volatilité des prix des carburants au centre des préoccupations » et ce d’autant plus que jusqu’à présent les véhicules routiers représentaient près de la moitié de la consommation mondiale de pétrole. Les exemples les plus frappants de ce virage sont l’Australie, le Brésil, en Inde, la Corée du Sud et le Vietnam ; autant de marchés qualifiés d’importants pour les voitures électriques, lesquels ont vu les ventes « pratiquement doubler entre mars et juin par rapport à la même période en 2025 ».

Lorsqu’il s’agit de faire le compte des pays ayant enregistré une croissance des ventes de voitures électriques au premier semestre 2026 - en glissement annuel - le nombre de ceux-ci atteint 90. Un soutien diversifié qui est une bonne nouvelle alors que les perspectives sont moroses chez le géant chinois. Le ralentissement du marché automobile de l’Empire du milieu semble voué à durer jusqu’à la fin de l’année a minima. Il s’avère en effet que « pour la première fois depuis le début de cette décennie, les ventes de voitures électriques devraient stagner en Chine par rapport à l’année précédente, alors même que plus de 60 % des ventes totales de voitures devraient être électriques – un record historique ».

 

Recomposition

 

Mis bout à bout ces nouveaux éléments signifient que les ventes de voitures électriques devraient occuper une proportion plus grande qu’anticipé des ventes d’automobiles en 2026. De l’ordre d’un point de pourcentage de plus, en raison du soutien politique renforcé que ce soit en Amérique latine, dans une partie de l’Asie ou bien sûr en Europe. Un appétit qui fait pour l’instant le bonheur de Pékin, à la fin juin les exportations de voitures électriques en provenance de Chine avait « presque égalé le total de l’ensemble de l’année 2025 ».

Un total qui pourrait d’autant plus être dépassé, qu’un stock important - de l’ordre du million - de véhicules en provenance de l’Empire du milieu n’a pas encore trouvé preneur à l’export pour l’heure. De fait, les exportations chinoises n’ont pas encore été toutes vendues à l’étranger, loin de là étant donné que seuls deux tiers de ces véhicules électriques ont déjà été vendus. Une pression conséquente pour les constructeurs locaux qui doivent composer avec cette concurrence féroce.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article