Macro-économie / Taux / BCE / Inflation / Chine
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BCE / Inflation / Chine
Une guerre commerciale qui pourrait bien réduire l’inflation en zone euro / Une réorientation des exportations chinoises aux effets multiples
Une variable en plus dans l’équation de l’inflation que s’échine à résoudre Francfort. Une flopée d’économistes de la Banque centrale européenne (BCE) vient de dévoiler son estimation de l’impact d’une redirection des exportations chinoises vers la zone euro. Il s’avère que dans un scénario qualifié de "grave", il se pourrait que l’offre supplémentaire et la baisse des prix à l’importation induites " pourraient faire baisser l’inflation de la zone euro jusqu’à 0,15 point de pourcentage".
Il faut dire que les calculs des chercheurs de la BCE considèrent qu’il pourrait y avoir jusqu’à une augmentation de près de 10 % des importations chinoises. Ce qui veut dire qu’avec une demande intérieure relativement stable, il y aurait une offre excédentaire de biens de l’ordre de 1,3 % de la consommation globale de biens. De quoi faire dire aux auteurs de cette note de blog que sur la base de leurs estimations de transmission et de l’échelle potentielle de la réorientation chinoise vers la zone euro, l’inflation des biens industriels non-énergétiques pourrait alors chuter jusqu’à 0,5 point de pourcentage en 2026.
Substituer
Or, pour que la consommation européenne préfère ces produits nouvellement mis sur le marché à ceux domestiques ou aux importations déjà présentes, il faut que les prix diminuent pour être attractifs. Sur ce point les experts de Francfort considèrent que la "baisse des prix à l’importation chinoise réduirait les prix globaux à l’importation de 1,6 % ". Un impact qui sera loin d’être immédiat partout et l’impact le plus fort devraient se produire entre un et un an et demi après le choc initial.
Le mécanisme est décrypté comme étant le suivant ; les prix à l’importation diminuent peu à peu sous l’effet de biens disponibles en plus grand nombre à un coût plus faible et ensuite seulement les prix à la consommation s’ajustent et lentement baissent. Ce qui laisse le temps aux acteurs de la chaîne d’approvisionnements d’en tirer leur profit.
Hétérogène
Autre caractéristique de ce revirement potentiel de l’Empire du Milieu, il serait bien différent d’un secteur à l’autre. Les différents économistes rappelant que c’est plus " de 10 % des intrants dans les industries de l’habillement, de la chaussure et des appareils électriques proviennent de Chine, ce qui signifie que ces industries, et d’autres comme elles, sont susceptibles de voir une réponse plus forte". D’autres à l’inverse connaîtront une variation plus faible étant moins intensifs en intrants chinois.
Le mécanisme de transmission de cette dynamique au prix de la consommation pourrait être quant à lui légèrement divergent d’une typologie d’importations à l’autre en raison de l’essor des plateformes de commerce en ligne. Celles-ci supprimant un certain nombre d’intermédiaires pour s’adresser directement aux consommateurs, elles font varier plus rapidement les tarifs finaux.
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