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Macro-économie / Taux / pétrole / Donald Trump / Vladimir Poutine

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pétrole / Donald Trump / Vladimir Poutine

Le pétrole tiraillé entre différents horizons / Des forces opposées sont à l'oeuvre

La géopolitique ne semble pas aller de pair avec les fondamentaux de la demande de pétrole. À en croire ces derniers jours, les cours de l’or noir ont baissé en raison d’une rencontre au sommet en Alaska entre Vladimir Poutine et Donald Trump qui ne devrait pas accoucher de nouvelles sanctions contre Moscou et ses exportations de barils. Cependant l’Organisation des pays producteurs de pétrole a dévoilé dans son rapport mensuel une vision pour le moins positive pour le pétrole sur le long terme.
Terminal pétrolier. Photo by CFOTO / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Terminal pétrolier. Photo by CFOTO / NurPhoto / NurPhoto via AFP

On a connu un or noir à l’avenir plus lisible. Ces derniers jours ont laissé apparaître des forces opposées pour son cours, les différents acteurs ayant longtemps redouté que de nouvelles sanctions touchent les importants pays exportateurs que sont la Russie et l’Iran. Cependant d’une part la rencontre au sommet prévue en Alaska semble ne pas devoir les concrétiser et d'autre part, la demande est vue par l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) comme devant accompagner un regain de croissance.

Le cartel table en effet sur une "activité économique soutenue" pour 2026, laquelle devrait soutenir la demande de pétrole l’an prochain. De quoi lui faire réviser à la hausse sa prévision de croissance de quelque 0,1 million de barils par jour (mbpj) pour un total de 1,4 mbpj. Pour autant difficile d’imaginer que le prix à la pompe explose très largement à travers le globe, notamment en raison des échanges politiques à venir l’an prochain.

 

Échéances

 

C’est notamment l’avis de PV Oil, premier courtier indépendant mondial d’instruments pétroliers, qui par la voix de Tamas Varga explique que Donald Trump abhorre "la flambée des prix du pétrole à l’approche des élections de mi-mandat" et que de fait, "le sentiment actuel du marché ne laisse présager aucune perturbation sérieuse des exportations énergétiques russes".

Dans le même temps l’expert rappelle qu’en dépit de la levée rapide des réductions volontaires de l’Opep, il semble pour l’heure que "l’offre mondiale devrait afficher un déficit d’environ 600 000 bpj pour l’année et de 850 000 bpj pour le second semestre 2025" et ce même en effectuant des hypothèses pour le moins optimiste. A contrario, il est rapporté qu’une forme d’optimisme sous-jacent s’intensifie pour 2026, combinant hausse de la consommation et une baisse de l’offre hors OPEP. Les prévisions du courtier évoquent même un "épuisement substantiel des stocks mondiaux de pétrole".

 

Tempérer

 

L’heure est davantage au calme chez l’Agence internationale de l’énergie (AIE), cette dernière révisant même la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2025 de quelque 700 000 barils par jour à 680 000. Ses équipes arguant que "les dernières données montrent une demande atone dans les principales économies et, alors que la confiance des consommateurs reste faible, un rebond marqué paraît peu probable".

L’institution y est allée de son commentaire sur les évolutions récentes considérant que si "jusqu’à présent, le marché a absorbé les barils supplémentaires, l’activité des raffineries ayant atteint un niveau record et la Chine ayant augmenté ses stocks" et qu’une hausse des stocks a été constatée outre-Atlantique, pour l’heure il s’avère que "les stocks de brut et de produits pétroliers dans les principaux centres de fixation des prix restent bien en deçà des moyennes historiques". Se risquant à évoquer de possibles sanctions renforcées ou diminuées pour Caracas, Téhéran ou Moscou, rien n’a été tranché par les prévisionnistes qui affirment qu’il est "encore trop tôt pour déterminer l’issue de ces derniers changements politiques allant dans des directions différentes, il est clair que quelque chose devra céder pour que le marché retrouve son équilibre".

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