Macro-économie / Taux / Agence internationale de l'énergie / Donald Trump / énergies fossiles
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Agence internationale de l'énergie / Donald Trump / énergies fossiles
Le déclin des énergies fossiles pourrait bien être retardé / L’Agence internationale de l’énergie n'exclut plus un horizon 2050
Une publication qui ne manquera pas de plaire à la Maison Blanche. L’administration Trump est nettement moins encline à emprunter le virage du renouvelable dessiné du temps de Joe Biden, alors président des États-Unis, et ne compte pas refermer de sitôt la page des énergies fossiles. C’est le scénario de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dit de "de politiques actuelles" (CPS) qui risque de trouver une oreille favorable à Washington, à l’instar de celui "de politiques énoncées" (STEPS). Il définit des conditions de départ et en explique les conséquences.
La nouveauté de ce rapport publié annuellement se trouve dans le retour de ce scénario CPS - après cinq éditions sans le proposer - qui appelle à la retenue quant à la vitesse de la transition. Les équipes de l’AIE évoquant "une perspective prudente sur la vitesse à laquelle les nouvelles technologies énergétiques sont déployées et intégrées dans le système énergétique". En examinant de plus près les hypothèses explorées, on se rend compte que c’est la croissance de la demande mondiale d’énergie qui diverge fortement dans le temps avec les conséquences que cela entraîne.
Chemin
Le lien entre la capacité de la planète à être moins gourmande en énergies et son appétit pour les énergies fossiles transparaît très clairement et ce dès 2035. À cette date, il se trouve que la demande mondiale d’énergie augmente de près de 15 % en 2035 dans le CPS, là où dans STEPS il est uniquement question de 8 %. Un troisième scénario d’émissions nettes zéro d’ici 2050 (NZE), imagine quant à lui une voie pour atteindre cet objectif et verrait la demande décliner dès 2035. Le déclin du charbon cependant ne serait pas remis en cause et son usage devrait chuter dès la fin de la décennie. Ce, en grande partie grâce au virage vers le renouvelable emprunté par la Chine permettant de compenser la hausse de la demande localisée principalement en Asie.
Ces fortes divergences sont largement en lien avec l’électrification et le verdissement des mix énergétiques. Plus ces derniers tendent à l’être et moins ils seront gourmands en énergie. L’institution explique ainsi que bien que "la demande sous-jacente de services énergétiques soit similaire dans tous les scénarios, la quantité d’énergie nécessaire pour y répondre varie ". C’est le point fort principal du NZE, où l’arrivée de technologies permettant de plus faibles émissions produit rapidement son effet.
Volatilité
Un certain nombre de considérations appellent également à garder à l’esprit que toutes les hypothèses peuvent rapidement être balayées. Le scénario STEPS diverge ainsi de l’an passé, avec une "demande de gaz [qui] continue de croître dans les années 2030, principalement en raison des changements dans les politiques américaines et de la baisse des prix du gaz".
Une prudence qui concernerait également - toujours dans le cadre de STEPS - les véhicules électriques. Ces derniers ont beau représenter plus de 25 % des ventes de voitures neuves dans le monde en 2025, il n’en demeure pas moins qu’il a été opéré une révision à la baisse "des projections de croissance des véhicules électriques dans les économies avancées par rapport à l’année dernière, notamment aux États-Unis". Ce qui est loin d’être anodin lorsqu’on sait que l’électrification des flottes d’automobiles est intimement liée au déclin de l’appétit pour l’or noir.
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