[WARNING] Undefined array key "auteurEdito"
  in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php (line 142)

Warning: Undefined array key "auteurEdito" in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php on line 142
La dette périphérique a la cote | Taux-dette souveraine | WanSquare
WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Macro-économie / Taux / Taux-dette souveraine / Macro-économie

Macro-économie / Taux
Taux-dette souveraine / Macro-économie

La dette périphérique a la cote

Les spreads de l’Italie et de l’Espagne n’ont jamais été aussi bas depuis 2010.  Les banques nationales ont beaucoup acheté de titres en début d'année et les investisseurs étrangers préfèrent désormais les périphériques aux émergents.
Banque d'Espagne - Madrid
Banque d'Espagne - Madrid

Les taux de l’Italie et l’Espagne n’en finissent pas de baisser : aujourd’hui, les obligations à dix ans des deux Etats s’échangeaient respectivement à 3,42% et 3,44%, contre encore 4,8% et 5,1% il y a un an. Surtout le spread contre l’Allemagne est au plus bas depuis le début de la crise grecque en avril 2010, à 184 points de base pour l’Italie contre 364 pb il y a un an et 182 pb pour le spread espagnol contre 348 pb en mars 2013. Plusieurs éléments permettent d’expliquer ce resserrement des spreads, dont le mouvement s’est particulièrement accéléré depuis le début de l’année.

Tout d’abord, les banques nationales espagnoles et italiennes, après s’être délestées de leurs titres d’Etat à la fin de l’année dernière afin de nettoyer leur bilan et répondre aux exigences des stress tests, car l'AQR porte sur une photo des bilans des banques à fin 2013. Mais elles se sont empressées de les racheter une fois la période de fin d’année terminée: les banques espagnoles se sont ainsi délestées de 22 milliards d’euros de titres en fin d’année dernière, avant d’en acheter pour 23 milliards sur le mois de janvier. Même schéma pour les financières italiennes qui ont acquis 24 milliards d’euros de titres en janvier. Ces rachats massifs ont clairement contribué aux belles performances des obligations périphériques depuis deux mois.

Mais là n’est pas le seul motif. Selon les analystes, les investisseurs étrangers sont également de gros acheteurs de dette périphérique depuis quelques mois. Selon Franck Dixmier, directeur Europe de la gestion taux chez Allianz Global Investors, trois facteurs ont permis le retour de la confiance des investisseurs étrangers vis-à-vis de la dette de ces Etats : l’amélioration du processus d’intégration budgétaire (avec le Six Pack et le semestre européen notamment), l’instauration de la BCE en prêteur de dernier recours et l’avancée de l’union bancaire. « Les investisseurs ont mis du temps à retourner sur les marchés européens, mais avec le début de sortie de récession et les progrès réalisés dans le domaine de l’intégration budgétaire, ils sont désormais acheteurs de dette périphérique », explique le directeur.

Les asiatiques et notamment les japonais sont friands de cette dette PIIGS encore bon marché et rémunératrice. Ainsi, selon les chiffres du ministère des Finances du pays, les investisseurs nippons ont été acheteurs nets de dette espagnole l’an dernier, avec un plus haut de 8 ans sur le seul mois de novembre. S’ils étaient encore vendeurs nets d’obligations italiennes sur 2013, leur achats de titres du pays se sont accélérés en novembre 2013 (à un niveau record depuis 2010).

Enfin, le succès de la dette périphérique résulte également de la défiance des investisseurs vis-à-vis des titres émergents. Redoutant un nouvel épisode de turbulence sur ces marchés, ils reportent leurs placements vers l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, dont les fondamentaux sont progressivement en train d’être assainis et où le niveau de risque est en baisse.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article