Rémunérations : double contrôle chez Pernod Ricard
Ce mercredi ont été publiées au Journal officiel les résolutions de la prochaine assemblée générale de Pernod Ricard. Cette dernière se tiendra le 9 novembre. Le groupe y proposera de renouveler les mandats de deux de ses administratrices : Veronica Vargas et Anne Lange (qui a remplacé en cours de route Laurent Burelle). Il soumet également le renouvellement de mandat de la société Paul Ricard, représentée par Paul-Charles Ricard. L’entreprise annonce par ailleurs les scrutins qui se tiendront en matière de rémunération. Ainsi, les porteurs de parts voteront-ils sur le montant des jetons de présence, alloués au conseil d’administration. Les actionnaires se prononceront aussi sur les émoluments du PDG.
En ce qui concerne les jetons de présence, l’enveloppe proposée atteint les 970.000 euros pour l’exercice 2017/2018. A titre de comparaison, les montants versés sur la période 2015/2016 et sur 2016/2017 ont été respectivement de 880.917 et 884.208 euros. Pernod Ricard joue la carte de la transparence et explique point par point dans son document de référence ses modes de calculs. Par exemple, la rémunération annuelle des administrateurs est constituée d’une partie fixe qui s’élève à 11.500 euros, majorée de 5.500 euros pour les membres du comité d’audit et de 3.000 euros pour les membres du comité stratégique, du comité des rémunérations et du comité des nominations, de la gouvernance et de la RSE, est-il écrit.
Pernod Ricard a été également très précis en ce qui concerne la fiche de paie de son patron. Les actionnaires auront d’ailleurs à s’exprimer sur la politique de rémunération applicable à Alexandre Ricard, PDG, mais aussi sur sa rémunération due ou attribuée au titre de l’exercice 2016/2017. Pour ce qui est de ce dernier vote : le conseil d’administration avait proposé au titre de 2016 et 2017 un fixe de 950.000 euros et un variable de plus de 1,2 million d’euros, que devront donc valider ex post les investisseurs. En ce qui concerne la politique de rémunération, les différents critères financiers de performance sont notamment expliqués. Il est précisé que la rémunération variable (critères quantitatifs et qualitatifs) ne peut excéder 180% du fixe. L'an dernier, les actionnaires ont approuvé la rémunération du PDG à hauteur de 98,59% (81,05% en 2015). Des validations voulues par le législateur.
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