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Indicateurs macros / Macro-économie
Des statistiques américaines très encourageantes pour le reste de l’année
Les marchés attendaient impatiemment le rendez-vous mensuel des statistiques américaines. La plus importante, qui concerne les créations d’emplois outre atlantiques, a été plus positive que prévu. En juillet, l’économie américaine a créé 255.000 nouveaux emplois dans le secteur non agricole selon les données du département du Travail. C’est 180.000 emplois de plus que les anticipations de 89 économistes interrogés par Bloomberg. Et surtout, c’est le deuxième mois consécutif où les créations d’emplois montrent un retour en grâce du travail aux Etats-Unis, juin ayant enregistré 287.000 nouveaux emplois. Au final, le taux de chômage est de 4,9% de la population active?
La bonne tenue de cet indicateur est un signal positif pour l’économie du pays, puisque la consommation devrait repartir de plus belle sur la seconde partie de l’année. « Un marché du travail solide, cela veut dire un marché de l’immobilier qui reprend des couleurs et des salaires à un bon niveau » souligne Michael Gapen, chef economiste chez Barclays Plc à New York. D’ailleurs, les augmentations de salaires montrent une accélération, avec une moyenne horaire en hausse de plus de 0,3% par rapport au mois précédent, le plus élevé depuis avril dernier à 25,69 dollars. Sur l’année, les salaires ont crû de 2,6% entre juillet 2015 et 2016. Cet indicateur reste l’un des plus importants pour la conduite de la politique monétaire du pays et si l’amélioration continue au prochain trimestre, les économistes anticipent déjà une hausse des taux d’intérêts de la part de la Fed en septembre.
Encore faut-il que tous les indicateurs soient au vert et c’est encore loin d’être le cas pour certains d'entre eux. Ainsi, le déficit commercial américain en juin s’est-il aggravé. Le solde déficitaire des échanges entre les Etats-Unis et le reste du monde s’est creusé de 8,7% en un mois à 44,5 milliards de dollars. C’est le troisième mois consécutif de dégradation de cet indicateur dû à une poussée des importations, notamment pétrolières, qui ont augmenté de 20% sur un mois. De même, les ventes de produits et services américains à l'étranger ont-il légèrement baissé, notamment dans l’automobile. Enfin, le déficit avec la Chine sur les seuls échanges de marchandises a continué de progresser en juin pour atteindre 29,8 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis novembre. Le déséquilibre s'est en revanche réduit en juin avec l'Union européenne.
A Wall Street, l'ambiance était plutôt à la prudence depuis la publication il y a une semaine des estimations de croissance américaines du dernier trimestre, proche des 1% du PIB. Mais les chiffres du chômage ont reboosté la place New Yorkaise, le S&P 500 franchissant encore aujourd’hui un record en dépassant les 2.179 points en séance. En Europe aussi, ces chiffres ont été bien accueillis, Paris gagnant une heure avant la clôture 1,39% à 4.405,40 points.
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