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Vivarte reporte l'exigibilité de sa dette
Vivarte vient de clore une première réunion constructive avec ses créanciers, ses actionnaires, la mandataire Hélène Bourbouloux et la banque d'affaires Houlihan Lokey. Les acteurs en présence ont ainsi décidé de reporter tout paiement dû à ses prêteurs au titre de la dette d'acquisition contractée en 2007, afin de garder un niveau de liquidité satisfaisant. C'est une première étape essentielle, alors que le groupe avait dû recourir au mandat ad hoc fin janvier, faute de rassembler le seuil de 65% de créanciers favorables à un report du remboursement de sa dette.
Pour rappel, le propriétaire de Minelli et André, qui avait été racheté en LBO par Charterhouse, suivi de Chequers et Sagard, pour 3,5 milliards d'euros en 2007, a vu son activité très fortement chahutée pendant la crise, avec un effondrement de la consommation et une croissance atone en Europe. Depuis plusieurs mois, Vivarte a brisé ses covenants bancaires et après l'échec des premières négociations, sa dette cotait à environ 75% de sa valeur faciale sur le marché secondaire la semaine dernière.
Mais les suites des négociations s'annoncent complexes et tendues. Les créanciers ont refusé une hausse des taux d'intérêt en contrepartie d'un moratoire, et en attendent plus: un remboursement d'une partie de la dette, un "waiver" pour apporter des modifications à la convention de crédit et, bien sûr, de la "new money" de la part des fonds actionnaires, qui pourraient avoir à remettre de l'equity pour ne pas perdre leur mise. La bataille promet donc d'être longue.
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