[WARNING] Undefined array key "auteurEdito"
  in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php (line 142)

Warning: Undefined array key "auteurEdito" in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php on line 142
SNCM: Frédéric Cuvillier recadre le P-dg de Transdev | WanSquare
WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Evenements / Restructurations

Evenements
Restructurations

exclusif SNCM: Frédéric Cuvillier recadre le P-dg de Transdev

EXCLUSIF. Dans une lettre que WanSquare s’est procurée, le ministre des Transports rappelle que le conseil de surveillance de la SNCM a validé le plan de financement d’une flotte de navires, et rappelle à Transdev ses responsabilités d’actionnaire majoritaire.
Navire SNCM
Navire SNCM

Loin de s’apaiser avec la perspective de financement d’une flotte de quatre nouveaux navires, le dossier sulfureux de la SNCM continue à faire débat dans les plus hautes sphères. Selon nos informations, le ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Frédéric Cuvillier, s’est fendu d’une lettre datée du 6 mars, en réponse à la précédente position du P-dg de Transdev, Jean-Marc Janaillac, sur le dossier.

Dans ce courrier que WanSquare s’est procuré, le ministre reconnaît les « efforts » consentis par Transdev en qualité d’actionnaire majoritaire (à 66%) sur la SNCM, via un abondement de trésorerie au cours des derniers mois. Il rappelle aussi l’engagement de l’Etat, via la CGMF (Compagnie Générale Maritime et Financière), qui a donné un acompte de 10 millions d’euros pour les dépenses relatives aux mutuelles de retraite, l’avance en compte d’actionnaires de 10 millions d’euros et enfin l’apport supplémentaire de trésorerie de 30 millions d’euros décidé par le Premier Ministre.  

Il rappelle que le directoire a établi un Plan Long terme 2014-2023, validé par les actionnaires et qui prévoit notamment le renouvellement de la flotte et l’acquisition de deux navires, et deux sous conditions suspensives. Celle-ci a fait l’objet d’une lettre d’intention, validée par le conseil de surveillance (et par son président Gérard Couturier, représentant de l'actionnaire) afin de négocier cette commande avec les chantiers navals. Le ministre tape alors du poing sur la table : « il ne saurait être soutenu que l’Etat ait pu ‘négocier directement avec les organisations syndicales et pris au nom de la SNCM des engagements touchant à sa gestion’ ». Il défend l’implication de l’Etat lors des grèves de début d’année, et se défend de toute ingérence dans la gestion de l’entreprise.

Et conclut en rappelant Transdev à l’ordre : « Vous avec indiqué que votre groupe n’a pas vocation à rester aux côtés de la SNCM sur le long terme. Cette perspective ne doit pas occulter les responsabilités qui sont les vôtres, aujourd’hui, en votre qualité d’actionnaire majoritaire ».

Une façon de répondre à Veolia, qui dans la présentation de ses résultats annuels, avait indiqué s’être opposé à ce financement lors du conseil de surveillance, s'était déclaré prêt à céder cette participation pour un somme symbolique et à abandonner ses créances. Antoine Frérot, le patron de Veolia, avait été très clair: il soutenait une « mise sous protection du tribunal de Commerce » de la SNCM, et avait confirmé qu’il « ne mettrait plus un sou » dans la compagnie maritime.

De son côté, le management de la SNCM estime que les remboursements d’aides de 440 millions d’euros réclamés par la Commission européenne sont déductibles des montants investis pendant cette période de délégation de service public, et que la SNCM peut se prévaloir d’un préjudice dans l’annulation de la vente à Butler Capital Partners liée à la décision européenne sur l’aide d’Etat. Un bras de fer judiciaire de long terme s'est en tout état de cause engagé. Tout espoir n’est pas perdu car le groupe norvégien Siem reste intéressé par l'intégralité de la SNCM, sauf le litige bruxellois.

En attendant, Transdev a les moyens d’imposer ses vues sur sa filiale, en convoquant une prochaine assemblée générale afin d’outrepasser les décisions du conseil de surveillance. Dans ce cas, la voie d’une procédure collective serait probablement choisie.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article