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facture, coût, économie, environnement, social

Macro-économie / Taux / Haut Commissariat au Plan / France / Jeux Olympiques / Paris

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Haut Commissariat au Plan / France / Jeux Olympiques / Paris

Des Jeux de Paris moins coûteux qu’attendus / Les effets sociaux et environnementaux diminuent le coût net pour les finances publiques

La pertinence de l’accueil des grands évènements sportifs est souvent questionnée à l’aune de leurs conséquences pour les finances publiques et ce tout particulièrement lorsqu’elles sont loin d’être au beau fixe. Une situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’Hexagone, cependant une analyse coût bénéfice rendue publique ce mardi par le Haut-commissariat au Plan établit que la facture pourrait être bien moins salée qu’attendue notamment grâce à la prise en compte non seulement des effets économiques pour la France mais également de ceux environnementaux et sociaux.
Jeux Olympiques et Paralympiques. Photo by Matthieu Mirville - DPPI Media / DPPI Media / DPPI via AFP
Jeux Olympiques et Paralympiques. Photo by Matthieu Mirville - DPPI Media / DPPI Media / DPPI via AFP

Une divergence qui ne porte pas sur le coût mais sur les bénéfices. Les calculs effectués par le Haut-commissariat au Plan ne minimisent pas les quelque 6,6 milliards de dépenses budgétaires publiques imputées par la Cour des comptes aux Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024, bien au contraire puisqu’ils évoquent désormais un coût pour les acteurs publics de l’ordre de 7 milliards d’euros. Ils invoquent en effet les conséquences du coût d’opportunité des fonds publics et l’actualisation pour parvenir à ce résultat.

Cependant dans le même temps des données nouvelles sont rapportées concernant les bénéfices, puisque du côté du Haut-commissariat on considère qu’en "intégrant certains bénéfices, la dimension climatique et la valeur d’héritage, encore mesurée de manière partielle, le coût total des Jeux se réduit considérablement : il serait plus que divisé par deux, inférieur à 3 milliards d’euros". Des hypothèses qualifiées de moins prudentes permettraient même de ramener le coût net à 1,5 milliard d’euros, ce qui représente une division par plus de quatre de la facture.

 

Temps long

 

L’optimisme est de mise puisqu’il est considéré que l’héritage produira des effets de long terme notamment en ce qui concerne les infrastructures. Leur valeur d’héritage étant estimée proche des 3 milliards d’euros, là où le "bien-être tiré par les spectateurs français de l’événement, suivi par cinq milliards de personnes dans le monde, peut être valorisé à 300 millions d’euros" et celui des téléspectateurs français serait sensiblement du même ordre.

La prise en compte de l’intégralité des effets produits par l’évènement n’est pas aisée à quantifier expliquent les experts du Haut-commissariat, ceux-ci expliquant l’estimation obtenue du coût net des JOP, un peu inférieure à 3 milliards d’euros, est "entourée d’incertitudes". Elle fait en effet l’impasse sur certains bénéfices qualifiés "d’intrinsèquement difficiles à monétariser tels que la satisfaction des volontaires, la promotion du parasport, l’amélioration des transports franciliens, la fierté nationale ou l’image de la France ". Dès lors, ces avancées seraient obtenues grâce au choix de la collectivité nationale de payer pour les bénéfices induits notamment en termes de pratique sportive (près de 250 millions d’euros en termes de bénéfices à l’avenir pour la santé).

 

Mitigés

 

L’arrivée des JOP d’hiver en France dans quelques années, 2030, pousse cependant les experts à réclamer de meilleures méthodes d’évaluation socio-économiques à cet horizon. Il est ainsi souhaité que des données additionnelles soient disponibles sur le "chiffrage de la satisfaction des spectateurs et téléspectateurs, pour quantifier la satisfaction des volontaires et les coûts (monétaires ou non) qu’ils ont par ailleurs encourus à travers leur participation", ou également en ce qui concerne " les retombées en matière de transports individuels et collectifs pour les usagers franciliens, particulièrement concernés avant, pendant et après les JOP".

D’autant plus qu’à l’instar des Sages de la rue Cambon, il est fait état d’effets d’évictions sur le tourisme habituel qui se sont produits durant les JOP. Concernant le tourisme parisien, les équipes du Haut-commissariat évoquent un bilan qui "serait légèrement négatif pour l’année 2024, tandis que les locations saisonnières auraient profité des Jeux. Les données des premiers mois de 2025 ne permettent pas de conclure à un effet d’héritage actuellement". À l’inverse, l’organisation de l’évènement aurait contribué à créer des emplois et ce tout particulièrement pour "des personnes éloignées du marché du travail, dont la valeur pour la collectivité peut être estimée à 200 millions d’euros". Les salariés mobilisés pour l’événement auraient également perçu des primes, quantifiées à un bénéfice net de près de 500 millions d’euros.

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