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Comment les droits de douane américains ont bouleversé la stratégie export des PME / Cap sur l’Europe et sur le nearshoring

Le dernier baromètre Capital Export - Rexecode révèle une chute historique de la dynamique commerciale à l’international des PME françaises, tombée à son plus bas niveau depuis 5 ans. Fragilisées, notamment dans l’industrie, ces entreprises réorientent désormais leurs stratégies vers l’Europe et accélèrent le nearshoring, tout en tentant de préserver leur confiance dans un avenir de plus en plus incertain.
Export (Photo by Philippe LOPEZ / AFP)
Export (Photo by Philippe LOPEZ / AFP)

Pourtant essentielle à leur croissance, la stratégie commerciale à l’export des PME françaises a dû être repensée en raison notamment de l’application des droits de douane américains. Coûts de logistique en hausse, délais, risques de paiements, offres insuffisamment compétitives, autant de freins qui ont fait plonger les ventes à l’étranger des PME, d’après les résultats du dernier baromètre Capital Export et Rexecode. "Seules 37 % de ces entreprises déclarent réaliser une part de leur activité à l’international, niveau le plus bas depuis (cinq ans). Cette proportion, en recul de 20 points par rapport à 2024, marque une contraction nette de l’ouverture à l’international des entreprises françaises. En moyenne pour 2025, les entreprises ont réalisé 14 % de leur chiffre d’affaires avec l’export, contre 21 % en 2024 (-7 points), ce qui confirme cette tendance au repli ", révèle l’étude. Celles du secteur industriel sont le plus impactées avec un recul de 50 % de leurs ventes à l’export sur un an.

Si bien que les dirigeants de PME ont changé de cap commercial en privilégiant désormais l’Europe. 74 % des entreprises implantées à l’étranger y réalisent une partie de leur activité et 64 % souhaiteraient s’y développer (+ 5 points). "Les changements politiques aux Etats-Unis ont en effet entraîné un net recul de l’attractivité de l’Amérique du Nord pour les entreprises françaises : plus d’un quart d’entre elles ne souhaite pas s’y développer (28 %), soit une hausse de 23 points par rapport à l’an passé ", indique le baromètre. 


Autre évolution stratégique notable : le nearshoring (rapatriement ou la relocalisation des activités de production et d’approvisionnement dans les zones les plus proches) : près d’un tiers (32 %) des entreprises exportatrices déclare avoir déjà mis en place une telle stratégie et 6 % l’envisagent à court terme, soit, au total, 38 % des entreprises exerçant une activité à l’international.

Toutefois, et même si plus d’une entreprise sur deux (53 %) redoute l’apparition de nouvelles barrières douanières dans les cinq prochaines années, la confiance des dirigeants de PME dans les perspectives de développement international reste équilibrée. A court terme (d’ici fin 2026), la moitié d’entre eux se déclare confiante. Cette confiance s’améliore légèrement à moyen terme (2027- 2029) à 54 %, tandis que 55 % des entreprises présentes à l’étranger souhaitent renforcer leur activité internationale (-2 points).

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