Macro-économie / Taux / lithium / cobalt / GSA / Macquarie
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lithium / cobalt / GSA / Macquarie
Ces métaux de la transition dont les marchés ont du mal à absorber les surcapacités / Les perspectives y sont pourtant favorables
Une crise de croissance à laquelle la transition énergétique pouvait difficilement échapper. Les investissements consentis il y a quelques années, lors de l’explosion des prix d’un certain nombre de métaux, se heurtent à la réalité d’une baisse conséquente des cours. Les équipes du Global Sovereign Advisory (GSA) corroborant ce constat en expliquant que "ce retournement traduit un écart entre la demande anticipée à long terme et réalité du marché à court terme".
Difficile également d’espérer voir cet équilibre évoluer dans les prochains mois, étant donné que les facteurs associés ne peuvent s’ajuster instantanément. Le cabinet spécialiste du conseil aux gouvernements exposant que les contraintes liées tant aux délais d’investissement, qu’aux coûts énergétiques ou encore à des contraintes géologiques font qu’un rééquilibrage s’opère nécessairement dans le temps long. Certains acteurs tels que la République démocratique du Congo – où les trois quarts de la production mondiale de cobalt sont localisés - ont recours à des méthodes plus directes ; Kinshasa ayant décidé en février d’en interdire l’exportation avant d’annoncer le 16 octobre instaurer des quotas. Ces derniers ne permettront d’exporter en 2026 que la moitié des exportations enregistrées en 2024.
Projection
Quelques jours avant cette annonce, les analystes "matières premières" de Macquarie Group expliquaient qu’il fallait considérer qu’une "forte hausse des prix [était] attendue si la République démocratique du Congo met en œuvre sa politique proposée de quotas d’exportation". Cependant même dans le cas bien particulier de ce métal, des forces vont tirer les prix vers le bas qu’il s’agisse des stratégies de diversifications, de substitution ou encore de la contrebande qui pourrait progresser.
La hausse des capacités du nickel a également des conséquences, explique-t-on chez GSA, puisqu’engendrant une augmentation de la production de cobalt. Il s’avère que "ce dernier, en tant que co-produit du cuivre et du nickel, ne peut adapter son offre indépendamment du cycle des minerais principaux". Une autre mauvaise nouvelle pour le cobalt est à plutôt à chercher dans "la montée en puissance des batteries sans nickel ni cobalt, [laquelle] redessine la demande en minerai : entre 2022 et 2024, leur part de marché mondiale est passée de 28 % à plus de 50 %". A contrario c’est le lithium qui tirerait son épingle du jeu et verrait l’offre qui lui est adressée progresser.
Favorable
Les équipes de GSA sont formelles et considèrent en effet que le lithium "ressort comme le métal gagnant de cette transition technologique, avec une demande anticipée toujours très robuste". De quoi laisser penser que l’équilibre entre offre et demande pourra plus facilement y être que pour d’autres métaux. Parmi ces derniers on retrouve le nickel, qui devrait souffrir à l’instar du cobalt tout en disposant cependant d’un large panel de débouchés.
Les analystes de Macquarie Group rappelaient quant à eux au début du mois que derrière les projections pouvaient se cacher des forces opérant en sens contraire. Ce serait notamment le cas pour le lithium avec d’un côté une " réduction progressive de la quantité de lithium utilisée dans les batteries des véhicules électriques à mesure que les technologies évoluent ", qui sera en partie "compensée par une augmentation de la demande des systèmes de stockage d’énergie". Un autre phénomène était également mis en avant par leurs soins : celui d’un relatif manque de transparence sur "les prix réellement pratiqués par les producteurs qui vendent leurs tonnages dans le cadre de contrats à long terme plutôt qu’au prix du marché ".
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