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Macro-économie / Taux / Zinc / Macquarie / Production

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Zinc / Macquarie / Production

Détente à venir sur le zinc / Un assouplissement progressif du marché est attendu

Les fonderies ont vu le volume de zinc qu’elles produisent faiblement progresser entre le premier et le deuxième trimestre, et ce en raison d’une baisse des frais de traitement sur la période. De quoi expliquer une déception rapportée à une production minière relativement élevée, pour autant le marché devra s’assouplir dans les semaines à venir.
Extraction de Zinc. Photo by Costfoto/NurPhoto) (Photo by CFOTO / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Extraction de Zinc. Photo by Costfoto/NurPhoto) (Photo by CFOTO / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Une production marquant le pas bien qu’utilisée dans un grand nombre de procédés industriels. Le zinc connaît en effet ce paradoxe d’après la stratégiste matières premières de Macquarie, qu’est Alice Fox, cette dernière expliquant que la production des fonderies est demeurée en retard par rapport à l’offre de concentré lors du premier semestre. Les chiffres dévoilés font effectivement état de baisses volontaires du raffinage liées à des frais de traitement des fonderies trop faibles.

Pour rappel, il s’agit du prix versé par une société minière pour que son concentré de zinc soit transformé en métal raffiné. Chez Macquarie on explique ainsi que "la production raffinée continue d’être décevante, la production des fonderies hors Chine au premier semestre ayant diminué de 2,8 % en glissement annuel (100 000 tonnes)" et ce en mettant en avant, dans certains cas, des problèmes techniques tout comme des réductions volontaires de la production chez certaines fonderies, face à la baisse de rentabilité enregistrée.

 

Disponible

 

Les mines tournent pourtant à plein régime, comme en atteste la production minière de zinc des 13 plus grands exploitants miniers lors du deuxième trimestre ; elle a progressé de 4,8 % rapportée aux trois premiers mois de l’année et de 11,4 % relativement au deuxième trimestre 2024. Sur l’ensemble du premier semestre les équipes du géant australien expliquent que "la production a été conforme aux prévisions, avec une hausse de 7,8 % par rapport à l’année précédente (+ 181 000 tonnes) et des variations très mineures par rapport aux prévisions (-21 000 tonnes)".

Une des conséquences est que lors des derniers mois, les excédents de concentrés se sont dirigés vers la Chine, les importations y ont progressé de 48 % de janvier à fin juin. La production n’augmente pas pour l’heure d’une telle proportion, l’experte de chez Macquarie expliquant que "les marges restent négatives pour les concentrés importés, mais sont redevenues positives pour les concentrés nationaux". Un goulot d’étranglement se formant au niveau des fonderies, qui pourrait se déboucler si le mouvement aperçu depuis début juillet se poursuit sur les stocks raffinés chinois.

 

Déboucler

 

Il s’avère que la production des fonderies chinoises a très fortement augmenté depuis le début du second semestre (près de 23 % de hausse en glissement annuel en juillet) et que les stocks visibles auraient progressé de 68 000 tonnes. Alice Fox fait le pari qu’avec ce regain de forme de la production des fonderies au second semestre, le marché du raffiné basculera en excédent. De quoi permettre un assouplissement lié à la nouvelle baisse des importations de produits raffinés au second semestre, du fait d’un arbitrage défavorable.

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