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L’idée d’une grande mobilisation patronale ne fait pas l’unanimité... au sein du patronat / La CPME veut « laisser sa chance » au Premier ministre
Alors que le président du Medef, Patrick Martin, prévenait ce dimanche, dans les colonnes du Parisien, "d’une grande mobilisation patronale" en cas d’augmentation des impôts dans le futur projet de loi de finances – qui devrait rassembler selon lui le patronat au-delà du Medef -, force est de constater que pour l’heure, la CPME n’est pas sur la même ligne.
A sa sortie de Matignon, où il a rencontré le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, Amir Reza-Tofighi se veut prudent : "Pour l’instant, je suis là pour négocier, je donne sa chance au Premier ministre qui s’est montré à l’écoute et je ne suis pas là pour faire des menaces", a-t-il réagi, assurant néanmoins entendre la colère des chefs d’entreprise. " On en a marre d’être caricaturé dans le débat public, en disant que nous sommes subventionnés par l’argent public. Je suis là pour représenter les entrepreneurs".
En revanche, comme Patrick Martin, le président de la CPME a fixé des lignes rouges : "Toute taxation de l’outil professionnel en est une. Nous sommes dans le pays qui taxe le plus les entreprises, avec le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé d’Europe. Toute taxe supplémentaire nous paraît décalée ".
Pour mémoire, Sébastien Lecornu reçoit ce mercredi les responsables du Parti socialiste, des Écologistes et du Parti communiste, ainsi que le Rassemblement national, dans le cadre de ses consultations en vue de préparer le budget 2026. Ce samedi, il s’est dit prêt à "travailler sans idéologie " sur les questions "de justice fiscale" et de "répartition de l’effort", mais a déjà fait comprendre son hostilité à la taxe Zucman, notamment au fait de taxer le patrimoine professionnel "car c’est ce qui permet de créer des emplois".
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