WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
incertitude; préoccupations; géopolitique

Macro-économie / Taux / Agence internationale de l'énergie / Investissements / sécurité énergétique

Macro-économie / Taux
Agence internationale de l'énergie / Investissements / sécurité énergétique

Le virage du renouvelable entamé en tête par la Chine / Le fossile n’a plus le vent en poupe

Des investissements dans le pétrole, le gaz naturel et le charbon définitivement dans le rétroviseur de ceux consentis pour les technologies propres. L’Agence internationale de l’énergie parle pour 2025 de 1 100 milliards de dollars investis dans la première catégorie contre près de 2 200 milliards de dollars pour la seconde. Un acteur s’y distingue tout particulièrement en la personne de la Chine, celle-ci surclassant largement les autres pays ou zones géographiques.
Installation de panneaux solaire en Chine. Photo by Yuan Hongyan / CFOTO via AFP
Installation de panneaux solaire en Chine. Photo by Yuan Hongyan / CFOTO via AFP

Ce n’est pas une surprise et pourtant la Chine caracole plus que jamais en tête sur la question de la transition énergétique. Un symbole tant des investissements chinois en la matière que d’autres continents et états très largement à la traîne. C’est notamment le cas de l’Afrique, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) rapportant qu’à ce jour elle ne représente qu’uniquement 2 % des investissements mondiaux dans les énergies propres alors même qu’elle pèse pour près de 20 % de la population planétaire et a toujours davantage besoin d’énergie.

À l’inverse Fatih Birol, le directeur exécutif de l’institution, se souvient du chemin parcouru par Pékin arguant que "lorsque l’AIE a publié la toute première édition de son rapport sur les investissements énergétiques mondiaux il y a près de dix ans, elle indiquait que les investissements énergétiques en Chine en 2015 dépassaient de peu ceux des États-Unis". Il constate qu’elle est devenue et "de loin le plus gros investisseur mondial dans le secteur énergétique, dépensant deux fois plus que l’Union européenne – et presque autant que l’UE et les États-Unis réunis".

 

Poursuivre

 

Au niveau agrégé, il s’avère que la part de la Chine dans les dépenses mondiales en énergie propre est passée sur la période d’un quart à près d’un tiers, soutenue par des investissements stratégiques que ce soit dans l’énergie solaire, l’éolien, l’hydroélectricité, le nucléaire, les batteries et les véhicules électriques. De quoi permettre un retournement massif des investissements et ce en défaveur des énergies fossiles.

Là où en 2015, il s’avère que "les investissements dans les combustibles fossiles étaient 30 % supérieurs à ceux consacrés à la production, aux réseaux et au stockage d’électricité" ce n’est plus le cas. Rien que pour cette année, il s’avère que les investissements dans l’électricité devraient dépasser de près de 50 % les montants destinés au pétrole, au gaz naturel et au charbon. Autre chiffre particulièrement parlant, celui ayant trait aux flux de capitaux vers l’énergie nucléaire ; ces derniers ont "augmenté de 50 % au cours des cinq dernières années et devraient atteindre environ 75 milliards de dollars en 2025 ".

 

Attentisme

 

Un danger majeur guette pourtant la transition énergétique, celui d’un fort ralentissement ayant trait aux investissements dans les réseaux. Les quelque 400 milliards alloués chaque année ne permettraient pas de "suivre le rythme des dépenses de production et d’électrification". La longueur des procédures d’autorisation et la tension des chaînes d’approvisionnement en transformateurs et en câbles contribueraient à ce problème conséquent.

Un autre phénomène est décriée par Fatih Birol, il s’agit cette fois de "l’évolution rapide de la situation économique et commerciale [qui] incite certains investisseurs à adopter une attitude attentiste quant à l’approbation de nouveaux projets énergétiques, mais dans la plupart des domaines, nous n’avons pas encore constaté d’impact significatif sur les projets existants."

Signe que ces choix ne s’opèrent pas en faveur des énergies fossiles, il s’avère que la " baisse des prix du pétrole et des attentes de la demande devrait entraîner la première baisse annuelle des investissements dans le secteur pétrolier en amont depuis la crise liée à la Covid en 2020 ". Une baisse attendue de 6 % trouvant sa principale motivation dans la forte diminution des dépenses consacrées au pétrole de schiste américain. Néanmoins, en ce qui concerne les investissements dans de nouvelles installations de gaz naturel liquéfié, ils demeurent sont en forte hausse, avec la mise en service de nouveaux projets aux États-Unis, au Qatar, au Canada et ailleurs.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article