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L’emploi américain résiste pour l’instant / L’économie américaine demeure résiliente
Le soulagement peut-être de mise pour Jerome Powell. Le président de la Réserve fédérale des États-Unis, déjà attaqué férocement par Donald Trump, le président américain, a échappé à des mauvaises nouvelles sur le front de l’emploi. Mieux encore puisque les créations d’emplois se situent peu ou prou dans la lignée du mois de mars.
Un chiffre que Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions, considère que le rapport sur l’emploi du jour fait certes "apparaître quelques signes de ralentissement, mais dans l’ensemble, il montre que l’économie est suffisamment solide pour que la Fed maintienne sa politique monétaire ".
Transmission
Prudence cependant puisque si l’économiste estime que "la Fed a échappé à une situation inconfortable caractérisée par une hausse des pressions inflationnistes et un effondrement de l’emploi", ce répit n’est pas éternel pour autant. Bien au contraire puisqu’il argue que l’enquête étant effectuée à la mi-avril, il s’avère que "les impacts du ‘Liberation Day’ et les décisions d’embauche/de licenciement seront intégrés dans les chiffres de mai, car les entreprises et le secteur du fret ont besoin de temps pour réagir".
Le mois de mai est même qualifié de "décisif" par ses soins en raison de risques importants de détérioration de l’emploi. Il met en avant des indicateurs avancés, tels que les offres d’emploi sur Indeed, qui "montrent que les entreprises sont déjà réticentes à embaucher". Bastien Drut, responsable de la stratégie et des études économiques chez CPR Asset Management, partage ses craintes également considérant que pour l’heure le "rapport sur l’emploi est plutôt bon mais il devrait finir par se détériorer car les suppressions de postes du DOGE ne sont pas encore prises en compte et car la dynamique positive des créations d’emplois dans le transport & entreposage, probablement liée à l'augmentation forte mais temporaire des importations, devrait se tarir".
Tenir la corde
Sur le plan de la croissance économique la récession est encore privilégiée par les marchés. Christophe Boucher considère qu’ils "continuent de privilégier le scénario de récession, avec 3 à 4 baisses de taux d’ici la fin de l’année". Il considère que l’absence de mauvaises surprises dans les chiffres américains récents permet pour l’heure "à la Fed de maintenir une position hawkish".
L’analyse détaillée du rapport montre certains résultats surprenant telle que l’existence 10 000 créations d’emplois dans le secteur public lors du mois dernier. Bastien Drut rappelle que si le DOGE se targue d’y avoir réduit le nombre d’employés, la nomenclature américaine considère encore comme en emploi les personnes recevant des indemnités de licenciement ou étant sur le départ.
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