WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Macro-économie / Taux / restrictions / OCDE

Macro-économie / Taux
restrictions / OCDE

Les entraves aux échanges de services persistent / De nouveaux obstacles sont apparus l’an passé

Des Etats toujours plus inventifs pour filtrer les différents types d’investissements directs étrangers, à en croire l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Celle-ci constate via son indice de restrictivité dédié, que les échanges numériques sont toujours largement entravés.
Programmeur. Photo by GORODENKOFF PRODUCTIONS/SCIENCE / GPR / Science Photo Library via AFP
Programmeur. Photo by GORODENKOFF PRODUCTIONS/SCIENCE / GPR / Science Photo Library via AFP

Un ralentissement loin d’être le bienvenu. C’est le moins qu’on puisse dire concernant l’assouplissement des obstacles réglementaires au commerce des services. Alors que ce sont quelque 5 000 milliards de dollars d’exportations des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui sont concernés, cette dernière considère que sur la question tant le rythme que "l’ampleur des réformes ont été modérés en 2024 par rapport à 2023 ".

Pire encore, ce sont "des augmentations des niveaux de restriction [qui] sont identifiées dans les 22 secteurs de services couverts". Un phénomène loin d’être linéaire d’un pays à l’autre puisqu’il est ainsi avancé que "certaines économies sont, en moyenne, 56 % plus fermées que les pays membres de l’OCDE", comme un symbole de l’asymétrie existante d’un secteur ou d’un pays à l’autre.

 

Lauriers

 

Certains pays de l’Indice de restrictivité des échanges de services sont cependant mis en avant par l’institution, celle-ci considérant qu’ils comptent parmi les "principaux pays réformateurs en 2023-24, ayant mis en œuvre le plus haut degré de réformes libéralisantes". On y retrouve notamment le Portugal, la Grèce et ses réformes visant à faciliter les prestations de services ou encore l’Inde qui a acté la fin d’un monopole dans le secteur postal.

Autres têtes de gondoles de l’année passée, le Japon, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont considérés comme les États possédant les marchés les plus ouverts pour les services. À l’inverse, sur les quelque 51 pays composants l’indice et couvrant plus 80 % du commerce mondial de services, pas moins de 31 % d’entre eux disposent actuellement d’un niveau de restriction supérieur à la moyenne de l’OCDE.

 

Chiffrer

 

Une donne d’autant plus regrettable que ces frictions ne sont pas sans coût pour l’économie mondiale, la publication arguant que s’attaquer aux différents obstacles, qu’ils soient à l’échelle d’une économie ou d’un secteur, "pourrait entraîner des économies annuelles de 1 000 milliards de dollars". À titre de comparaison, cela équivaut à près de 1 % du PIB mondial ou environ 13 % de la valeur du commerce mondial des services en 2023.

Les gains les plus importants seraient alors perçus par les entreprises opérant dans les services financiers, des transports et des services de communication. Par effet domino, ce seraient différents secteurs manufacturiers qui en bénéficieraient, puisque les services joueraient " un rôle crucial en tant qu’intrants intermédiaires dans divers secteurs manufacturiers, la réduction des coûts du commerce des services facilitant l’accès des entreprises manufacturières aux marchés internationaux pour des intrants essentiels tels que les télécommunications, les transports, la logistique et les services financiers". De quoi in fine améliorer la production du travail dans l’ensemble des secteurs manufacturiers.

Les gains de productivité du travail pourraient aller jusqu’à 26 %, 12 % et 21 % et ce "si un ensemble de réformes sectorielles spécifiques était mis en œuvre dans le transport aérien, les télécommunications et les services financiers".

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article