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répercussions; offre; critiques

Macro-économie / Taux / OCDE / Minerais / métaux

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OCDE / Minerais / métaux

L’export des matières premières critiques est toujours aussi contraint / Les restrictions sont de plus en plus nombreuses

Une augmentation des restrictions à l’export contenue, mais qui demeure une réalité pour l’heure, en hausse 0,6 % en 2024. Une dynamique expliquée en partie par des pays de plus en plus nombreux à mettre en place de telles mesures. De quoi expliquer que 16 % des échanges de matières premières critiques suivies par l’OCDE en fassent l’objet.
L'exploitation minière du cuivre et du cobalt à Kolwezi, en République démocratique du Congo. Photo par MICHEL LUNANGA / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFP
L'exploitation minière du cuivre et du cobalt à Kolwezi, en République démocratique du Congo. Photo par MICHEL LUNANGA / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFP

Une explosion sur le long cours. Entamée en 2009, la hausse des restrictions à l’exportation de matières premières critiques a quintuplé le nombres de mesures en place. Une dynamique qui ne devrait pas s’inverser à en croire l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), laquelle a dévoilé cette semaine la dernière mise à jour de son inventaire des restrictions à l’exportation.

L’essentiel des données utilisées date de 2024. Cela n’empêche pas l’OCDE de dresser plusieurs constats alarmants à plus d’un titre. Le premier d’entre eux se trouve être l’adoption des nouvelles restrictions à l’exportation introduites en 2024, l’œuvre d’un groupe de pays plus diversifié que par le passé. Une évolution analysée comme témoignant « d’une adoption plus large de ces mesures parmi les économies en développement riches en ressources, notamment en Afrique et en Asie ». Une offre largement sous contrôle et concentrée qui peine donc à satisfaire une demande en forte croissance.

 

Mainmise

 

Difficile de parler de souveraineté et de maîtrise de la chaîne de valeur lorsqu’on constate à quel point certains pays ont fait main basse sur la production mondiale. Les équipes de l’OCDE arguent effectivement que « bien que les principaux producteurs diffèrent selon les matériaux, les trois premiers pays représentent à eux seuls plus des deux tiers de la production mondiale de cobalt, de lithium et de nickel, et près de 90 % pour les terres rares ». Pékin s’est ainsi arrogé près de 70 % de l’offre mondiale de terres rares et de graphite et plus de 90 % de celle de germanium et de magnésium.

À cette concentration de la production s’ajoute celle des mesures de restrictions avec le constat que « l’Inde (19 %), la Chine (17 %), l’Argentine (6 %), le Viet Nam (5 %) et le Burundi (4 %) représentent plus de la moitié des nouvelles restrictions à l’export adoptées entre 2009 et 2024 ». Le gain procuré par ces mesures est de plus en plus mis en avant et est désormais la principale raison évoquée pour justifier leur maintien ou leur adoption. Elle est actuellement évoquée dans près de la moitié des cas.

 

Stratégie

 

Toutes les formes de matières premières critiques ne font pas l’objet de la même attention : les déchets et les débris sont, à date de 2024, la catégorie la plus touchée par des restrictions à l’exportation. L’OCDE explique cette particularité par l’attrait accru pour le recyclage des métaux et minerais. De quoi engendrer un cercle vicieux sur les restrictions puisque les choix des « principaux producteurs peuvent avoir d’importantes répercussions négatives sur les partenaires commerciaux et incitent souvent d’autres acteurs à prendre des mesures similaires », ouvrant la porte à la fois à une hausse des prix et à un resserrement de l’offre.

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