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Donald Trump / pétrole
De premières décisions de Donald Trump marquées, entre autres, du sceau énergétique / Extraction d'or noir et sortie des Accords de Paris au menu
"Une escroquerie injuste et unilatérale". Le président des États-Unis Donald Trump ne mâche pas ses mots quand il s’agit de qualifier les Accords de Paris.
Pour mémoire, adoptés en 2015, ils visent à limiter l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels et à poursuivre les efforts pour contenir la hausse de la température à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. En vue d’atteindre ce dernier objectif, les émissions nettes de gaz à effet de serre des États doivent être réduites de 45 % en 2030 (par rapport à 2010) et nulles en 2050.
"L’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies doit soumettre immédiatement une notification écrite officielle du retrait des États-Unis de l’Accord de Paris au titre de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique ", peut-on lire dans le décret signé par Donald Trump. "Les États-Unis ne saboteront pas leurs propres industries pendant que la Chine pollue en toute impunité", a déclaré le président républicain. Les États-Unis, deuxième pollueur mondial en valeur absolue derrière la Chine et devant l’Inde, avaient déjà brièvement quitté les Accords de Paris sous le premier mandat de Donald Trump, avant que Joe Biden n’annonce leur retour. Ce nouveau retrait devrait entrer en vigueur dans un an.
Environ la moitié des Américains s’opposent "plutôt" ou "fortement" à l’action des États-Unis pour se retirer de l’accord sur le climat, et même les républicains ne sont pas massivement en faveur, selon un sondage de l’Associated Press-NORC Center for Public Affairs Research.
Environ 2 adultes américains sur 10 sont "plutôt" ou "fortement" en faveur d’un retrait de l’accord de Paris, tandis qu’environ un quart sont neutres. Si l’opposition au retrait provient en grande partie des démocrates, les républicains affichent également une certaine ambivalence. Un peu moins de la moitié des républicains sont favorables au retrait de l’accord sur le climat, tandis qu’environ 2 sur 10 y sont opposés.
Le mois dernier, l’administration sortante de Joe Biden avait proposé un plan visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis de plus de 60 % d’ici à 2035 (par rapport aux niveaux de 2005) notamment à l’aide d’un déploiement massif d’éoliennes en mer pour doper l’électrification des usages de l’Oncle Sam. L’attention de Donald Trump, elle, est plutôt portée sur les énergies fossiles. Il a d’ailleurs signé en ce sens un décret pour mettre en œuvre un état d’urgence énergétique.
"Les États-Unis redeviendront une nation manufacturière", a ajouté le nouveau président durant son discours d’investiture. "Et nous aurons quelque chose qu’aucune autre nation manufacturière n’aura jamais, à savoir la plus grande quantité de pétrole et de gaz", a déclaré Donald Trump.
Il va revenir sur de nombreuses mesures mises en place par la précédente administration, dont l’interdiction de tout nouveau forage pétrolier ou gazier offshore sur une zone maritime couvrant plus de 2,5 millions de kilomètres carrés. Grâce à l’accroissement des forages, Donald Trump escompte faire baisser l’inflation, en s’engageant à réduire de moitié le prix de l’énergie. Il espère ainsi faire diminuer le prix du gallon de carburant (3,785 litres) en dessous de 2 dollars. À son pic, le gallon de carburant atteignait près de 6 dollars en mai 2022, contre un peu plus de 3 dollars aujourd’hui.
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