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émergents; avancés; investir

Macro-économie / Taux / nucléaire / Agence internationale de l'énergie / Monde

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Le nucléaire à la croisée des chemins / Les pays émergents ont une longueur de retard

Tant au niveau stratégique que géographique, l’avenir de l’énergie nucléaire pourrait bien se jouer très prochainement à en croire les perspectives qu’y consacre l’Agence internationale de l’énergie. Différents scénarios sont détaillés et chacun envisage des investissements dans la filière.
CHINA-FUJIAN-ZHANGZHOU-NUCLEAR POWER PROJECT-HUALONG ONE-OPERATION (CN)
CHINA-FUJIAN-ZHANGZHOU-NUCLEAR POWER PROJECT-HUALONG ONE-OPERATION (CN)

Du simple au double et plus encore. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient de dessiner tout un éventail de possibilités pour le nucléaire dans les années à venir. Son scénario le plus pessimiste en termes de fonds déployés s’appuie sur les paramètres politiques actuels. Alors que ce sont uniquement 65 milliards de dollars qui sont dépensés chaque année, on verrait ce nombre passer à 70 milliards d’ici la fin de la décennie. De quoi permettre à la capacité de production d’augmenter de moitié d’ici 2050 ce qui se situe bien en dessous des autres voies explorées par l’AIE.



Exploser



Celles-ci voient a minima, dans le cas où les engagements annoncés sont tenus, les montants atteindre 120 milliards de dollars par an. De quoi permettre à la capacité installée de faire plus que doubler à date de 2050. Un scénario zéro émission nette est encore plus prometteur puisque les investissements y iraient jusqu’à atteindre 150 milliards de dollars sur douze mois, au cours de la période.

Des sommes qui devraient par effet domino entraîner des investissements dans d’autres maillons de la chaîne de valeur. L’institution pointe du doigt des potentiels de congestion. Elle considère notamment que l’investissement dans une main-d’œuvre plus qualifiée comme essentielle "pour rendre l’énergie nucléaire sûre et abordable". Pour l’heure, la production d’uranium est jugée comme "fortement concentrée dans quatre pays, le Kazakhstan représentant 43 %" de celle-ci. De la même façon il s’avère que quatre fournisseurs accaparent quasiment toutes les capacités d’enrichissement. De quoi rendre pertinentes les initiatives de plusieurs acteurs de tenter de faire naître une plus grande diversité sur ce marché, il s’agit néanmoins de projets s’inscrivant dans le temps long.

 

Suprémacie

 

Autre fait saillant, au-delà des considérations géographiques il s’avère que ce sont essentiellement les économies avancées qui mettent les bouchées doubles sur la question. Notamment la Chine, laquelle " représente la moitié de l’expansion totale de la capacité d’ici 2050, et la taille du parc nucléaire chinois dépasse celle des États-Unis d’ici 2030 pour devenir le plus grand du monde ". Dans son sillage la capacité installée en Asie-Pacifique augmentera de 40 % d’ici à 2050.

Un ensemble de pays qui pourrait ne pas s’arrêter là, à en croire les équipes de l’AIE, étant donné qu’elles auraient la possibilité de prendre une plus grande part du marché nucléaire. La part des nouveaux projets nucléaires à grande échelle utilisant leurs conceptions passe de moins de 10 % ces dernières années à 40 % d’ici 2030" et ce "grâce à de nouvelles mises en chantier en Europe, aux États-Unis et au Japon". Le déploiement généralisé des SMR (petit réacteur modulaire) pourrait également accélérer le changement de leadership du marché, avec plus de 60 % des nouveaux projets de construction jusqu’en 2050.

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