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pétrole / or noir / Donald Trump
L’excès d’or noir sous la menace des sanctions américaines / L’arrivée de Donald Trump pourrait rebattre les cartes
Droits de douane, visées expansionnistes ou encore les énergies fossiles. Parmi la litanie de sujets sur lesquels Donald Trump, président élu des États-Unis, est attendu à partir de son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier, le pétrole figure en bonne place. D’une part en raison d’une prise de position pouvant contribuer à asseoir la stature américaine de premier producteur mondial, et de l’autre d’actions potentielles sur la scène géopolitique loin d’être dénuées de conséquences.
Ces derniers jours, le courtier spécialiste du pétrole PVM a constaté que "les acteurs du marché se concentrent uniquement sur l’évaluation de l’annonce faite vendredi par l’administration Biden d’imposer des sanctions préjudiciables à la Russie et à sa flotte de pétroliers clandestins". Pour l’heure, il est uniquement fait état que " l’application effective des mesures punitives aura inévitablement un effet négatif sur l’offre et entamera la capacité de réserve de l’OPEP + ".
Chambouler
Sans s’en inquiéter de façon excessive, les équipes de PVM font le vœu qu’il " est à espérer que la poussière retombera rapidement après l’inauguration du 20 janvier ". En cela, ils se font l’écho du dernier rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ce dernier évoquant une offre en hausse de 260 000 barils par jour (bpj) en 2025, un scénario bien plus probable si Donald Trump fait le choix d’assouplir ou même de revenir totalement sur les sanctions imposées à la Russie, l’Iran ou encore le Venezuela. Chez PVM, on argue en effet que " la diminution du pétrole disponible et des cargaisons qui le transportent soutient les prix du pétrole" et on relaye une estimation de Goldman Sachs selon laquelle "le prix du Brent pourrait atteindre 85 dollars le baril dans un avenir proche si la production et les exportations russes sont sensiblement affectées par l’embargo".
L’agence dirigée par Fatih Birol considère en effet que les "nouvelles sanctions contre la flotte fantôme iranienne couvrent désormais des navires qui ont transporté en moyenne plus de 500 000 bpj de brut iranien en 2024, soit près d’un tiers des exportations de brut du pays ". Les pays ne faisant pas parti du Cartel ne resteront cependant pas les bras croisés : il est attendu qu’ils ajoutent près de 1,5 million de barils par jour (mbpj) d’offre supplémentaire en 2025, à l’instar de 2024.
Choisir
Donald Trump aura bel et bien son mot à dire, et du côté du Global Sovereign Advisory on considère que "s’il peut potentiellement continuer à desserrer l’étau autour de Caracas, le président républicain pourrait au contraire durcir les mesures américaines contre l’industrie pétrolière de Téhéran". Reste à savoir de quelle ampleur seront les choix qu’il fera avant d’en déterminer les conséquences sur le marché.
Autre arbitrage attendu cette fois-ci du côté de l’Organisation des pays producteurs de pétrole : l’AIE souligne que les membres de l’OPEP + "cherchent également à mettre fin aux réductions volontaires supplémentaires de production et pourraient les accélérer si nécessaire". La situation budgétaire des membres du Cartel ne sera pas anodine dans ce choix. On considère du côté des équipes de Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, que ces ajouts devraient couvrir à la fois "les perturbations potentielles de l’offre et la croissance attendue de la demande". Il n’en demeure pas moins que le marché en sortirait avec une capacité d’absorption des chocs réduite.
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