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Professions financières / Ardian / infrastructures / investissement

Professions financières
Ardian / infrastructures / investissement

Comment Ardian se positionne en partenaire des transitions industrielles / L’octroi de moyens financiers certes mais aussi un accompagnement du management des entreprises pour réussir leur transformation

La société de capital-investissement présidée par Dominique Senequier veut prendre sa part dans les révolutions énergétique et numérique de la société. C’est dans cette optique que l’équipe Infrastructure créée il y a près de 20 ans, sélectionne ses cibles d’investissement, toutes présentant des potentiels de croissance importants mais aussi des équipes dirigeantes prêtes à faire évoluer aussi leurs sociétés.
Aéroport d'Heathrow (Photo by JUSTIN TALLIS / AFP)
Aéroport d'Heathrow (Photo by JUSTIN TALLIS / AFP)

La semaine dernière, Ardian devenait officiellement le premier actionnaire de l’aéroport d’Heathrow de Londres. Un nouvel investissement – le plus important pour le fonds de capital-investissement présidé par Dominique Senequier - dans le domaine des infrastructures qui n’a pas été choisi au hasard. Il doit servir à décarboner le secteur de l’aviation, Heathrow étant le premier aéroport d’Europe et le quatrième au niveau mondial.

 

Fournir un service essentiel à la population

 

De fait, Ardian ne se veut pas un simple investisseur. L’équipe Infrastructure, créée en 2005, a toujours suivi une stratégie bien définie, autour de trois verticales : les transports (qui couvrent donc les aéroports mais aussi les autoroutes, certaines grandes lignes ferroviaires), la transition énergétique (avec des premiers investissements dans les énergies renouvelables dès 2006 pour s’intéresser ensuite à l’ensemble de la chaîne énergétique comme le transport de gaz, d’électricité, les utilities intégrés, etc) et les infrastructures digitales (les data centers, les tours télécoms, et les réseaux tels que la fibre). "Nous avons choisi de nous concentrer sur ces trois verticales car c’est parmi elles que se trouvent les grandes infrastructures industrielles. Des sociétés qui sont justement créées pour gérer des activités fournissant un service essentiel aux populations et qui ont une façon bien à elles de fonctionner avec généralement des contrats de fourniture de long terme, ce qui protège aussi leurs revenus de l’inflation. Une approche qui les différencie des sociétés commerciales", explique à WanSquare Benoit Gaillochet, co-responsable Infrastructure Europe d’Ardian.

 

Plus qu’un investisseur, un actionnaire impliqué

 

Un positionnement stratégique pour Ardian qui correspond aussi aux deux grandes révolutions en cours : les transitions énergétique et numérique. "Elles nécessitent de construire et de développer de nombreux nouveaux projets de production, d’énergie renouvelable, d’économie circulaire, de réseaux, etc, dans un contexte où la politique européenne a multiplié les plans de soutien à l’environnement et au numérique ces dix dernières années", poursuit Benoit Gaillochet, prévenant cependant : "ces deux grandes révolutions offrent certes aux sociétés des opportunités de croissance très importantes mais présentent aussi de nombreux défis, notamment de production, de chaîne d’approvisionnement, et aussi en termes de digitalisation ".

C’est dans ce contexte que la société de capital-investissement souhaite intervenir afin de leur permettre financièrement de saisir ces opportunités, en leur donnant les moyens financiers (que ce soit par des augmentations de capital ou en financements bancaires, etc) pour y parvenir, mais aussi en tant qu’actionnaire, en travaillant avec le management de l’entreprise afin de travailler sur son organisation. "Ces défis obligent les sociétés dans lesquelles nous investissons à faire évoluer l’ensemble de leurs composantes et les aider à délivrer dans les meilleures conditions possibles leur croissance", nous précise le co-responsable Infrastructure Europe.

 

Alignement stratégique

 

Parmi les critères de sélection des cibles : le potentiel de croissance bien sûr, mais également – et cela est logique – de digitalisation et de décarbonation. "Notre enjeu d’investisseur est d’apporter de la valeur ajoutée à l’entreprise. Par exemple, s’agissant des aéroports, notre équipe digitale au sein de l’équipe Infrastructure a développé un outil permettant aux aéroports de mesurer leurs émissions carbone et de bâtir ainsi un plan de réduction de ces émissions. Nous sommes convaincus que la décarbonation est devenue une approche de création de valeur" indique Benoit Gaillochet. C’est d’ailleurs dans cette optique que tous les dirigeants des sociétés en portefeuille d’Ardian ont une part importante de leurs rémunérations alignée sur des objectifs climatiques.

 

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