Régulation / Concurrence / Banque-assurance / Régulation
Régulation / Concurrence
Banque-assurance / Régulation
Métaux précieux : 10 banques dans le collimateur des autorités US
Après les taux d’intérêt et les taux de change, c’est maintenant au tour du marché des métaux précieux d’être dans l’œil du cyclone. Selon les informations du Wall Street Journal, le Département américain de la justice a ouvert une enquête portant sur au moins dix banques. Si les investigations, qui portent sur la fixation des cours de l’or, de l’argent, du platine et du palladium à Londres, ne sont qu’à un stade préliminaire, certains noms d’établissements sont déjà connus, comme celui de HSBC, Goldman Sachs, JP Morgan, Société Générale ou encore UBS.
Il ne s’agit pas des premiers soupçons de manipulation sur ces marchés. Les régulateurs européens s’étaient déjà penchés sur le sujet mais leurs enquêtes en étaient arrivées à la conclusion qu’il n’y avait pas eu de méfaits, rapporte le média américain. En mai de l’an dernier, Barclays a été condamnée par le gendarme britannique (la FCA) à payer une amende de 26 millions de livres pour manquement sur le marché de l’or. En novembre, c’est la Finma, l’autorité de régulation suisse, qui a annoncé avoir découvert des « tentatives évidentes » de manipulation des cours des métaux précieux lors d’une enquête menée au sein d’UBS dans le cadre d’allégations pour fraude sur le marché des changes.
En parallèle des enquêtes, les techniques de fixing ont été reformées. Depuis le 1er décembre, le London Metal Exchange (LME) est en charge de fixer les prix de référence pour le platine et le palladium. Pour ce qui est de l’argent, c’est le CME Group et Thomson Reuters qui opèrent. L’or, le plus important des métaux précieux, verra quant à lui son fixing modernisé dès le 20 mars. ICE Benchmark Administration sera en charge du processus. Jusqu’ici les prix de référence étaient fixés lors de conférences téléphoniques par quelques acteurs.
Parallèlement, hier l'ONG Oxfam France a publié un rapport sur les pratiques des banques françaises en matière de « spéculation sur la faim ». « Trois groupes bancaires français proposent toujours à leurs clients des outils permettant de spéculer sur les prix des matières premières agricoles : BNP Paribas, Société Générale et BPCE via Natixis », écrit l’ONG. Crédit Agricole aurait quant à elle cessé ce type de pratiques.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

