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Bonus : la tendance chez les grandes banques françaises

Société Générale, BNP Paribas ou encore Natixis ont rendu public leurs enveloppes de variables attribuées en 2017. Les gratifications dévoilées sont celles des personnes ayant une incidence sur le profil de risque des établissements.
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Depuis 2008, les réglementations sur le secteur bancaire se sont multipliées. La transparence s’est accrue dans le secteur financier, notamment en ce qui concerne les rémunérations. Les gendarmes européens encadrent les systèmes d'émoluments et pour cela compilent différentes données fournies par les établissements, ce qui permet d’avoir une photographie assez précise de ce que gagnent les banquiers. Mais pas n’importe quels banquiers. Sont concernés les collaborateurs dont le niveau de responsabilité ou l’activité ont une incidence significative sur le profil de risque du groupe, ici au titre de 2016. BNP Paribas, Natixis ou encore Société Générale se sont ainsi soumises à cet exercice, qui fait la lumière sur les montants mais aussi sur les méthodologies retenues pour les différents calculs.

Concernant la banque rouge et noire, la population touchée par les règles s'est élevée à 754 personnes (hors dirigeants mandataires sociaux) contre 676 en 2015. « Cette augmentation est essentiellement liée à la décision du Groupe de ne plus notifier d'exemption pour ses collaborateurs identifiés uniquement par le biais de leur rémunération » (comme le leur permet la norme), est-il précisé. L'enveloppe de rémunération variable de la population régulée au titre de 2016 s'établit à 240,1 millions d’euros et sa rémunération globale fixe et variable à 491,1 millions d’euros. Le niveau de rémunération moyen qui en résulte est en retrait par rapport à celui de 2015 de -12% en variable et de -8% en global fixe et variable. Société Générale précise que l’attribution des éléments variables dépend de la performance individuelle et collective, d’éléments quantitatifs et qualitatifs définis ex ante ou encore du contexte économique, social et concurrentiel. A noter qu’afin de prévenir tout conflit d'intérêts, le variable n'est pas directement et uniquement corrélé aux revenus générés.

Pour ce qui est de Natixis, la population régulée comprend au titre de l’exercice 2016 un total de 328 collaborateurs dont 264 identifiés au titre des critères qualitatifs. Soit des administrateurs, des membres du comité de direction générale ou encore les principaux responsables des lignes métiers et implantations géographiques significatives. Les autres employés concernés (64) sont entrés dans la liste au titre de critères quantitatifs. Leur rémunération brute totale attribuée au cours du précédent exercice a été supérieure à 500.000 euros ou les positionne dans les 0,3% des collaborateurs les mieux rémunérés, et qui ne sont pas déjà identifiés en fonction des critères qualitatifs -comme le veut la législation. Dans le détail, 29 personnes ont bénéficié d’une rémunération supérieure à 1 million d’euros, contre 26 en 2016. La rémunération variable de la population régulée a atteint 92,4 millions d’euros (contre 72,4 millions) et la part fixe 89,1 millions d’euros (73,2 millions).

Enfin, chez BNP Paribas, au total, la part variable attribuée au titre de l'an passé aux 1.445 collaborateurs preneurs de risque dans le monde s’élève à 482 millions d’euros. Sur ces bases, la rémunération totale moyenne par collaborateur a baissé de 5% en 2016 par rapport à 2015. Les bonus versés au comptant en mars 2017 au titre de l’exercice 2016 aux collaborateurs MRT (preneurs de risques) 2016 représentent 130 millions d’euros. Le solde variable, soit un montant théorique de 352 millions d'euros, se répartit sur sept à onze échéances conditionnelles entre septembre 2017 et septembre 2022. Le fixe a, lui, représenté 477,4 millions d’euros (419,6 millions un an plus tôt). 

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