Assemblées générales 2017 : 5 PDG du CAC 40 se présenteront devant les actionnaires
La saison des assemblées générales va démarrer. L’occasion pour les spécialistes de la gouvernance de faire le point sur les votes à venir. OFG Recherche a ainsi publié ce vendredi dans sa lettre hebdomadaire les différents points d’intérêts. On y apprend ainsi que cinq PDG, sept présidents et quatre référents du CAC 40 se présenteront devant les actionnaires. Les patrons seront jugés sur leurs bilans et leurs projets.
Dans sa lettre, OFG Recherche n’hésite pas à donner son point de vue sur les différentes résolutions concernant les PDG. Sur le cas de Sébastien Bazin d’AccorHotels, qui sera confronté pour la première fois au vote des actionnaires comme dirigeant, il est écrit : « Beaucoup de changement en 2016 pour un parcours boursier plutôt décevant. Parmi les votants, son premier actionnaire, Jin Jiang, à qui il refuse l’entrée au conseil... ». D’autres dirigeants devront « assumer leur parcours », considérés néanmoins comme meilleurs par les experts. C’est le cas de Jean-Pascal Tricoire de Schneider Electric, ou des têtes de Kering (François-Henri Pinault, PDG, Patricia Barbizet, VP et Jean-François Palus, DGD). En outre, Hubert Sagnières, PDG d’Essilor, se représentera, accompagné pour la première fois de Laurent Vacherot, fraîchement nommé DG délégué. A noter que depuis la publication de cette note, Essilor a annoncé une opération de fusion avec l'Italien Luxottica.
D’autre part, sept présidents vont voir leur mandats soumis au vote, mais avec sans doute peu de surprise à la clef, selon les observateurs. Ce sera le cas de Denis Ranque chez Airbus, de Jean Lemierre chez BNP Paribas, de Vincent Bolloré chez Vivendi ou encore de Michel Rollier chez Michelin. En outre, des référents quitteront leur poste, comme Jean-Martin Folz chez Saint-Gobain. C’est Jean-Dominique Senard qui le remplacera. A noter que le mandat de Thierry Desmarest, administrateur référent chez Air Liquide, indépendant au conseil depuis 18 ans, prend fin cette année. « Une occasion d’aérer la gouvernance », selon OFG Recherche.
Les analystes ajoutent : « quid d’Amaury de Sèze chez Carrefour : 12 ans d’ancienneté, pilier d’une gouvernance qui doit inventer l’après Plassat », lequel sera amené à partir en 2018. Le patron de Carrefour ne sera pas le seul objet d’attention dans les mois à venir puisque la succession de Maurice Lévy, qui va bientôt fêter ses 75 ans, chez Publicis est également attendue. Se pose également la question de quand le champ sera-t-il laissé libre à Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, pour l'instant en binôme avec Gérard Mestrallet, président ?
OFG Recherche en profite également pour faire le point sur la loi Copé-Zimmermann. Pour mémoire, cette dernière impose un quota de 40% de femmes (et d’hommes) dans les conseils d’administration. « Les cordonniers sont bien mal chaussés… 44% des entreprises du CAC 40 qui ne respectent pas la loi sont des sociétés étatiques… Orange, Renault, Safran doivent faire entrer des femmes. Et Engie doit faire revenir des hommes… ».
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