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Rémunération de Ghosn : le comité de l'Afep-Medef acte en demi-teinte
« Le Haut Comité de gouvernement d'entreprise vient de faire connaître au Président Directeur Général de Renault et au Président du Comité des rémunérations ses recommandations concernant la prise en compte du vote négatif des actionnaires de cette société sur la rémunération du dirigeant », a-t-il indiqué ce jeudi. Ainsi, le constructeur automobile est-il désormais au fait de la position du comité en charge du code de bonne gouvernance de l’Afep-Medef. Ce dernier organise d’ailleurs demain matin une conférence à ce sujet.
Pour mémoire, l’assemblée générale de Renault a voté à 54% contre la rémunération de Carlos Ghosn. Par la suite, le Conseil d’administration du constructeur a approuvé le maintien de la gratification décidée pour le PDG au titre de l’année 2015, le vote n’étant que consultatif. « Je suis parfaitement conscient que le vote des actionnaires du 29 avril nous oblige mais cela demande du temps. Le tempo du conseil n'est pas celui de l'opinion », a récemment expliqué au Figaro Patrick Thomas, l'ancien patron d'Hermès qui préside le comité des rémunérations du conseil d'administration.
« Le Haut Comité estime que l'esprit du Code Afep-Medef et les principes de la démocratie actionnariale imposent que le conseil d'administration, après consultation des principaux actionnaires pour mieux comprendre leurs attentes, décide d'introduire des évolutions significatives du mode de rémunération, dans le sens des recommandations que le Comité a formulées », ajoute le comité. A noter que ce dernier est notamment composé de Dominique de la Garanderie, avocate et administratrice de Renault.
De son côté, le gouvernement n’arrive pas à accorder ses violons. Manuel Valls, Premier ministre, a déclaré ce jeudi sur RTL : « Nous avons fait le choix dans un premier temps de mettre les entreprises face à leurs responsabilités, en l'occurrence le patronat. Force est de constater que cela n'a pas été respecté. Donc maintenant, il faut légiférer. ». Alors qu’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie vient d'indiquer que sur ce sujet, « la loi n’est pas la bonne méthode ».
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