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Gestion d'actifs / Dette obligataire
Pimco veut concurrencer les ETF obligataires
Il y a un an, Pimco publiait une étude mettant en évidence la sous-performance des ETF obligataires par rapport aux fonds gérés activement, contrairement aux véhicules d'investissement en actions. Le gérant obligataire avait ainsi démontré que 63% des fonds actifs en obligations avaient mieux performé que ceux gérés passivement sur cinq ans. Malgré ce constat, Pimco a tout de même décidé de développer le trading électronique, en ouvrant un bureau à Austin notamment spécialisé dans le domaine, selon des informations parues dans le Wall Street Journal.
Le gérant californien, qui entend accroître ses employés de 10% cette année, devrait ainsi recruter des ingénieurs software pour son nouveau bureau texan, qui seront notamment chargés de moderniser les technologies utilisées par Pimco, ses bases de données et ses systèmes de trading. Ce qui lui permettrait notamment de réduire ses coûts d'opération. La firme devrait aussi moderniser ses bases de données destinées aux managers, afin de les aider à prendre des décisions d'investissements et devrait développer de nouveaux outils d'analyse. Elle espère également conclure un partenariat avec une entreprise extérieure spécialisée dans les nouvelles technologies.
Cette décision traduit l'évolution stratégique de Pimco depuis le départ de Bill Gross il y a trois ans, où les décisions d'investissements étaient alors en grande partie dépendantes du seul gérant vedette. Le chief investment Daniel Ivascyn et le nouveau directeur général français, ancien gérant de hedge fund, Emmanuel Roman se sont diversifiés dans la dette privée et immobilière et espèrent, avec ce nouveau bureau, ne pas se faire damer le pion par les ETF. Car si ces derniers ont pour le moment moins bien performé que les fonds actifs obligataires, ils ne cessent de gagner des clients. Ainsi, selon Morningstar Direct, les flux entrants dans les ETF obligataires ont dépassé ceux des fonds gérés activement ces cinq dernières années. L'an dernier les fonds communs de placement de Pimco ont enregistré un flux de capital net de 33 milliards de dollars, après quatre ans de retraits.
Dans un mémo envoyé en interne aux employés en début de semaine, Emmanuel Roman a donc expliqué qu'Austin, qui était en compétition avec Dallas et Denver pour l'ouverture du nouveau bureau, constituait un emplacement idéal pour le projet du gérant. La ville est proche de nombreux investisseurs institutionnels dont certains clients de Pimco, est très dynamique du point de vue des nouvelles technologies et héberge l'université du Texas. Un atout de taille pour Pimco, qui compte embaucher 200 personnes à Austin d'ici à la fin 2019, selon le directeur général. Depuis son arrivée, le DG a également mis l'emphase sur le développement du crédit privé et immobilier ainsi que les investissements alternatifs, fort de son expérience d'ancien patron de hedge funds.
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