Macro-économie / Taux / Dette obligataire
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Dette obligataire
Le retour en force des entreprises périphériques sur les marchés
Depuis que Mario Draghi a annoncé qu’il ferait tout pour éviter une explosion de la zone euro, les marchés européens ont progressivement retrouvé la confiance des investisseurs. Et si les rendements d’Etat se sont fortement resserrés depuis un an et demi, les entreprises des pays périphériques ont également largement bénéficié de ce mouvement de baisse des taux. Et en ont profité pour émettre et se refinancer à bas coût.
Ainsi, selon Fitch, les émissions corporate des entreprises périphériques ont augmenté de 22% sur un an. Les sociétés espagnoles et italiennes sont en tête avec respectivement 15 et 13 deals pour 7,02 milliards et 6,625 milliards d’euros depuis le début de l’année selon les données de Dealogic. Selon Fitch, la faiblesse record des taux d’intérêt des Etats core et des sociétés européennes les mieux notées pousse les investisseurs à se tourner vers des obligations plus risquées mais également plus rémunératrices, telles que les titres des corporates du Sud. L’agence estime que les investisseurs américains sont parmi les principaux acheteurs de dette des entreprises espagnoles et italiennes.
Dernier exemple en date du succès des corporate sur les marchés, l’émission de Telefonica Europe : la compagnie espagnole a procédé ce lundi à une émission perpétuelle pour 1,75 milliard et rencontré une forte demande. Côté italien, Fiat a émis le 18 mars pour un milliard d’obligations high yield tandis que l’opérateur électrique portugais EDP émettait en début d’année pour 551 millions de titres investment grade. Même les entreprises grecques sont retournées sur les marchés avec 14 deals à leur actif depuis janvier pour 558 millions d’euros selon Dealogic. Il y a deux semaines, Piraeus Bank émettait pour 500 millions d'euros, première banque hellène à retourner sur les marchés depuis 2010. le taux moyen des obligations financière périphériques est désormais de 2,27%, selon les calculs de Bank of America, un plus bas depuis quatre ans. Les analystes estiment que ce mouvement de désintermédiation devrait se poursuivre tout ai long de l'année, surtout en Espagne où les entreprises sont de plus en plus nombreuses à privilégier les marchés pour se refinancer, les banques n’ayant pas terminé leur processus de deleveraging.
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