Taux - Dette Souveraine / Taux-dette souveraine
Taux - Dette Souveraine
Taux-dette souveraine
Les investisseurs peu inquiets face à la révision à la baisse du PIB français
Le Trésor a émis ce matin pour 1,892 milliard d’euros de titres à un an et rencontré un très vif succès. Ainsi les obligations de court terme se sont adjugées à un rendement de 0,019% et la demande a été 3,5 fois supérieure à l’offre. Les titres souverains à un an se traitent actuellement à 0,0155%, soit bien plus bas que sa moyenne historique de 2,1535%. Ce qui souligne l’appétit des investisseurs pour la dette de l’Hexagone.
Le rendement du dix ans est également proche de son plus bas, atteint le 15 août dernier lorsqu’il est descendu à 1,340%. Aujourd’hui, l’OAT se traitait à 1,39%, soit une baisse de 168 points de base depuis le début de l’année. Il y a deux ans à peine, le dix ans s’échangeait près du double, à hauteur de 3% sachant que sa moyenne historique tourne autour de 3,7%.
L’attrait des investisseurs pour la dette française peut paraître étonnant, alors que le gouvernement a annoncé la semaine dernière que le pays atteindrait finalement 0,5% de croissance cette année au lieu des 1% initialement prévus. Sachant que le gouvernement a également déclaré qu’il ne respecterait pas son objectif de déficit public, qui devrait dépasser les 4%. Ce matin, l’ancienne ministre de l'Enseignement Supérieur Valérie Pécresse déclarait sur Europe 1 que si les taux d’intérêt remontaient, la France serait quasiment en cessation de paiement. « Si les taux d’intérêt remontent d’un point, cela signifie que nous ferons 3 milliards de dépenses de plus » a-t-elle déclaré, estimant que la dette de l’Hexagone constituait une véritable "épée de Damoclès pour le pays".
Selon les chiffres du projet de loi de finances 2014, le financement du déficit représentera 70,2 milliards d’euros cette année, et les charges des intérêts de la dette 46,7 milliards d’euros. Une hausse du déficit et des taux d’intérêt serait donc effectivement douloureuse. Même si le gouvernement dispose d’une certaine marge puisque le PLF tablait sur un taux à dix ans moyen de 1,41% cette année, contre 1,31% actuellement.
Il reste qu’à moins d’un véritable cataclysme français, les taux de l’Hexagone devraient rester relativement bas d’ici la fin de l’année. D’une part parce que le pays continue de représenter un placement plus rémunérateur que l’Allemagne, dont le Bund ne rapporte que 1,01%. Et parce que l’entrée en récession de l’Italie a fait rejaillir les craintes des marchés concernant les pays périphériques et a rebattu les cartes en faveur des Etats core.
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