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Macro-économie / Taux / Banque de France / durabilité / France

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Banque de France / durabilité / France

La Banque de France déroule sa politique d’investissement responsable / Elle a pris des engagement additionnels au fil du temps

La fin du mois de juin a été l’occasion pour la Banque de France de dévoiler son rapport de durabilité au titre de l’année 2025. Celui-ci voit l’institution revenir sur sa feuille de route, notamment en ce qui concerne ses portefeuilles. L’occasion également de revenir sur les différents indicateurs d’impact climatique publiés.
Banque de France. Photo par BENOIT PAVAN / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Banque de France. Photo par BENOIT PAVAN / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Une bonne partie du chemin a été parcourue depuis 2018. Cette année-là, la Banque de France publiait pour la première fois une charte d’investissement responsable, une façon pour l’institution de mettre en adéquation sa politique d’investissement avec la prise en compte des enjeux climatiques. Depuis cette date, une montée en puissance a été effectuée au fil des ans, jusqu’à voir les portefeuilles couverts par cette démarche responsable représenter un total de 177 milliards d’euros au 31 décembre 2025.

Le périmètre couvert a donc augmenté de quelque 157 milliards d’euros depuis sa mise en place et ce n’est pas la seule évolution durant cette période. Loin de là. Sitôt l’alignement de ses poches actions de ses portefeuilles pour compte propre sur une trajectoire 1,5 °C réalisé, à date de fin 2023, la Banque de France a pris l’engagement d’étendre cette cible de température à sa poche d’obligations d’entreprises d’ici fin 2026. Elle explique dans son rapport durabilité, que dès la fin 2025 c’est « l’ensemble combiné des poches d’actifs privés (actions et obligations d’entreprise) [qui] est d’ores et déjà aligné sur une trajectoire de température inférieure à 1,5 °C ».

 

Accélérer

 

L’année 2025 a vu la Banque de France poursuivre l’amélioration de la performance environnementale de ses portefeuilles. Plusieurs indicateurs climatiques témoignent de cette progression. Celle-ci ne lui est toutefois pas entièrement imputable. Pour les poches d’obligations souveraines, par exemple, « la réduction de l’empreinte carbone, moins marquée, est principalement due à la baisse des émissions de plusieurs pays de l’Union européenne, en particulier la France et l’Allemagne ».

Tout n’est pas rose pour autant, avec un portefeuille d’obligations d’entreprise qui subit quant à lui une hausse de l’empreinte carbone. Celle‑ci s’expliquerait « paradoxalement par les efforts d’alignement progressif à une trajectoire de température de 1,5 °C, qui peut conduire à investir dans certaines entreprises encore fortement émettrices, mais qui ont une gestion active et vertueuse de transition vers une trajectoire bas‑carbone ». Des données détaillées sont mises à disposition pour les portefeuilles pour compte propre adossés à la base monétaire, où il est expliqué que l’empreinte carbone est en baisse en 2025. Que ce soit pour les avoirs en devises (– 10 %) ou pour les portefeuilles en euros (– 16 %). Une réussite expliquée par la baisse des émissions brutes des principales expositions souveraines, mais aussi par la prise en compte désormais des émissions de carbone dans les stratégies d’allocation.

 

Innovation

 

Les équipes de la Banque de France expliquent également qu’elles ont développé - à partir de 2023 – un nouvel indicateur de mesure de l’impact climatique des expositions souveraines de ses portefeuilles. Celui-ci fonctionne en combinant les intensités carbone de consommation et de production et « prend la forme d’un « z-score. Dans les portefeuilles souverains gérés par la Banque de France, le z-score agrégé est de – 0,37 à fin 2025, contre – 0,17 à fin 2024 (et + 0,10 en 2022) ». Un verdissement notable, étant donné que plus ce z-score est négatif et plus le pays est considéré comme « vert ».

Un indicateur qui s’inscrit dans une volonté au sein de l’institution d’avoir une approche qui s’enrichit avec le temps. Elle rapporte que c’est son comité actif-passif qui est largement à l’œuvre et a commandé différents travaux sur le verdissement des réserves de change. Ce qui a conduit à améliorer l’intensité carbone des portefeuilles d’actifs gérés pour compte propre. Elles expliquent que la contrainte actuelle porte sur la réduction de cette intensité sur la base du z‑score. Lequel intègre une composante mesurant l’ambition climatique des États à moyen terme.

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