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Burelle porté par une année de forte création de valeur / Entre revalorisation d’OPmobility, montée de l’hôtellerie et bonne tenue du mid-cap
Moins d’un mois après la publication des résultats d’OPmobility, qui avait vu Félicie Burelle être officiellement installée à la tête de la division, la holding familiale présentait à son tour, jeudi, ses comptes annuels. Un exercice qui a confirmé, s’il en était besoin, le poids prépondérant de l’équipementier automobile dans le portefeuille du groupe. OPmobility représente ainsi 75 % de l’actif net réévalué (ANR) de Burelle SA, établi à 1,855 milliard d’euros au 31 décembre 2025, soit 1 058 euros par action, en hausse de 42 % sur un an.
Une progression qui s’explique avant tout par la forte appréciation du titre OPmobility, dont le cours a bondi de 59 % sur l’exercice, dont 47 % au second semestre. Les deux autres filiales, Sofiparc dans l’immobilier et Burelle Participations dans le capital investissement, totalisent ensemble 25 % de l’ANR, avec respectivement 307 et 158 millions d’euros.
La performance reste d’abord industrielle
« 2025 a été une bonne année, puisque toutes nos activités ont amélioré leur performance », a résumé Laurent Burelle, PDG de la holding, en ouverture de la présentation. Le résultat net part du groupe progresse de 6 % à 121,5 millions d'euros, l'EBITDA consolidé franchit symboliquement le seuil du milliard. Le dividende proposé à l'assemblée générale de mai sera porté à 17 euros par action, en hausse de 6,25 %.
La performance industrielle est solide. OPmobility a dégagé une marge opérationnelle de 490 millions d’euros, en hausse de 11,4 %, et un cash-flow libre de 297 millions, en progression de 21 %. L’endettement net recule encore, avec un levier ramené à 1,4 fois l’Ebitda. Dans un marché automobile finalement en croissance de 4 % en 2025, au-delà des attentes initiales, le groupe a maintenu ses positions, notamment en Europe où il affiche une légère croissance malgré un marché en recul de 1 %, grâce à sa capacité à capter davantage de valeur par véhicule.
Diversification technologique, bascule géographique
Félicie Burelle a insisté sur la diversification qui structure la trajectoire du groupe. Sur les pièces extérieures, OPmobility a lancé l’offre intégrée « One For You », qui repense l’ensemble du pourtour avant ou arrière du véhicule. « Nous avons obtenu 10 commandes significatives l’an dernier sur cette offre intégrée », a-t-elle indiqué. Le groupe a notamment remporté un contrat avec un constructeur « italo-franco-américain », pour lequel il mobilise ses sites au Maroc et en Espagne.
Dans l’éclairage, le projet de rachat de l’activité de Hyundai Mobis est présenté comme une étape structurante. Il permettrait de renforcer l’exposition à Hyundai-Kia, aujourd’hui limitée à 5 % du chiffre d’affaires, et d’élargir le footprint industriel dans des zones exportatrices. « Au niveau du lighting, ce deal est relutif et, au niveau du groupe, notre objectif est qu’il reste neutre en termes de marge et sans impact sur notre trajectoire de désendettement. », assure la dirigeante.
Dans l’hydrogène, le groupe poursuit ses investissements, mais la dynamique apparaît désormais plus asiatique qu’européenne. « En Asie et en particulier en Chine (…) cette tendance sera même accélérée », indique Félicie Burelle, pointant en creux les hésitations réglementaires et industrielles en Europe.
Immobilier et private equity en soutien
En dehors d’OPmobility, les autres activités continuent d’apporter un profil plus défensif, tout en poursuivant leur développement. Sofiparc, la foncière détenue à 100 %, s’appuie sur un portefeuille de bureaux loué à 96 %, avec un taux d’encaissement de 100 %, pour générer un résultat net contributif de 10,6 millions d’euros. La dette nette recule encore, avec un ratio LTV ramené à 19 %, ce qui laisse, selon Valérie Bros, directrice générale, « une marge de manœuvre en endettement pouvant aller jusqu’à 150 millions d’euros pour financer de nouveaux projets ». La diversification dans l’hôtellerie, engagée en 2021, monte en puissance et représente désormais 25 % du résultat pour 12 à 14 % du chiffre d’affaires.
Même logique pour Burelle Participations, dédiée au capital-investissement. L’activité a généré 28 millions d’euros de retours en 2025, un niveau record dans un marché souvent perçu comme à l’arrêt. « Mais pas celui du mid-cap », tranche Foulques de Jourdan, directeur général. La filiale affiche une progression de son ANR de 9 % à 158 millions d’euros, avec un portefeuille qui a plus que doublé depuis 2019.
L’absence de dette au niveau de la holding constitue enfin un élément structurant, offrant une capacité d’allocation du capital significative dans un environnement redevenu plus opportuniste. « La voie est donc dégagée pour enclencher de nouvelles phases de croissance dans un marché d’opportunités », a conclu Laurent Burelle.
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