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Allianz; Hexagone; croissance; Boata

Macro-économie / Taux / Allianz Trade / France / risque pays

Macro-économie / Taux
Allianz Trade / France / risque pays

Un risque pays qui s’accommode des tensions commerciales / Les révisions à la hausse des notations ont été nombreuses en 2025

Tous ne sont pas logés à la même enseigne. Bien qu’Allianz Trade ait procédé à quelque 36 relèvements de la notation du risque pays en 2025 (sur un panel de 83 pays pesant pour près de 94 % du PIB mondial) des géants tels que la France ou les États-Unis ont connu un sort inverse. Ils font en effet partie des 14 dégradations effectuées par l'assureur-crédit sur la période.
Port américain. Photo par SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Port américain. Photo par SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Une cuvée qui échappe au pire. Le dernier Country Risk Atlas d’Allianz Trade est revenu sur une année qui n’aura pas vu ses équipes opérer un grand nombre de révisions à la baisse sur ses notations de risque pays. Celui-ci s’étant même amélioré au niveau mondial sur la période et est tiré par des pays situés sur des continents différents. Parmi les 36 économies ayant vu leur note s’améliorer, on retrouve ainsi l’Argentine, l’Italie, l’Espagne ou encore la Turquie et le Vietnam. Une preuve supplémentaire que l’économie mondiale demeure prompte à s’adapter aux soubresauts quelle que soit leur provenance.

De quoi expliquer le constat posé par Ana Boata, directrice de la recherche économique chez Allianz Trade, celle-ci expliquant qu’en 2025, « les révisions à la hausse ont été principalement motivées par des fondamentaux macroéconomiques plus solides, soutenus par des politiques budgétaires et monétaires plus accommodantes ». Ce à quoi elle ajoute qu’un certain nombre de marchés émergents ont pu simultanément bénéficier d’une amélioration de leurs conditions de financement, d’une appréciation de leurs devises ainsi que de la hausse des matières premières. Autant d’éléments que la spécialiste considère avoir « permis de lever les restrictions en matière de transferts et de convertibilité, un aspect essentiel du risque politique ».

 

Mosaïque

 

Une tout autre logique prévaut concernant les économies à revenu élevé, pour lesquels chez Allianz Trade on explique qu’il est plutôt question d’une amélioration de la stabilité politique, de la dynamique de désinflation et enfin de bonnes performances commerciales. Les pays moteurs étant l’Allemagne, la Grèce, l’Italie et l’Espagne en ce qui concerne le Vieux continent. En dehors de ce dernier on retrouve également le Vietnam et la Corée du Sud. La prudence reste néanmoins de mise explique Aylin Somersan Coqui, CEO d’Allianz Trade, laquelle expose que « la résilience s’étend, mais des clusters de risques persistent dans des économies importantes ».

La détérioration de l’environnement macroéconomique à moyen terme a beau concerner uniquement 7 marchés, là où 18 se sont améliorés, ces derniers pèsent pour un tiers du PIB mondial. Soit dix fois plus que l’ensemble des économies qui ont connu une amélioration, de quoi expliquer la vigilance prônée dans la publication. Parmi les points d’attention on retrouve bien évidemment les trajectoires budgétaires, ainsi que les expositions commerciales et ce tout particulièrement pour l’Hexagone.

 

Mauvais élève

 

La dégradation de la note de la France de AA1 à A1 est en effet expliquée à l’aune du contexte politique et budgétaire, Maxime Darmet, économiste senior France chez Allianz Trade, arguant que le « déficit public se réduit très peu et le ratio d’endettement reste sur une trajectoire ascendante. Coté croissance, le PIB français a été freiné par une consommation très faible en 2025, exacerbée par la crise politique ». Heureusement pour l’Hexagone, l’économiste prévoit que cette année l’augmentation des dépenses de défense et d’infrastructure en Europe « profitera aux entreprises françaises du secteur manufacturier, tandis que l’adoption de l’IA pourrait soutenir l’investissement global. Les exportations de matériel de transport devraient également continuer d’accélérer ».

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