WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
ménages; consommation; RDB

Macro-économie / Taux / épargnants / Surépargne / France

Macro-économie / Taux
épargnants / Surépargne / France

L’incertitude politique pousse les ménages français à épargner davantage / Le taux d’épargne baisse pourtant dans l’Hexagone

Un frein non négligeable au recul du taux d’épargne, à en lire l’OFCE on peut qualifier de cette façon les effets de l’incertitude politique dans l’Hexagone. Leurs calculs établissent que si cette dernière était restée à son niveau du deuxième trimestre 2024, il s’avère que le taux d’épargne serait inférieur de 0,6 point par rapport à son niveau actuel. La dynamique n’en demeure pas moins baissière à en croire leurs prévisions.
Tirelire. Photo by Dylan Nieuwland / ANP MAG / ANP via AFP
Tirelire. Photo by Dylan Nieuwland / ANP MAG / ANP via AFP

Les investisseurs ne sont pas les seuls à honnir l’incertitude sur le plan politique. Les ménages tricolores se montrent prudents face à la montée de celle-ci, ce qui alimente leur appétence pour mettre de côté et ne se dément pas depuis le Covid. Actuellement leur taux d’épargne est de 18,4 % du revenu disponible brut (RDB) - au titre du troisième trimestre 2025 – ce qui est largement supérieur aux 14,6 % enregistrés entre 2000 et 2019.

La particularité de la dynamique de ces dernières années tient notamment à la structure de cette " surépargne ", laquelle "s’est majoritairement orientée vers l’épargne financière" expliquent les membres de l’OFCE. Le taux de celle-ci est désormais de l’ordre de 10 % du RDB, ce qui est près de deux fois plus qu’avant la crise Covid. Pour autant chez l’institution on mise sur une "poursuite de la baisse du taux d’épargne amorcée au troisième trimestre 2025, sous l’effet de la baisse de l’inflation et des taux d’intérêt, ainsi que de la diminution du poids des revenus du patrimoine financier dans le RDB".

 

Virage

 

Bien qu’étant toujours situé au-dessus de sa moyenne historique, le taux d’épargne des Français s’est replié quelque peu par rapport au 18,7 % du deuxième trimestre. Il pourrait être bien plus bas à en croire la simulation effectuée de l’évolution du taux d’épargne "dans un scénario où l’indice d’incertitude politique se serait maintenu à son niveau du deuxième trimestre 2024, au moment de l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale". Il est annoncé que sans cette hausse de l’incertitude consécutive à ce choix présidentiel, le taux d’épargne "serait inférieur de 0,4 point de revenu au deuxième trimestre 2025 et de 0,6 point de revenu au troisième trimestre 2025".

Des données qui attestent donc de l’apparition d’une nouvelle forme d’épargne de précaution, n’étant plus liée aux seules évolutions du marché du travail, mais de nouveaux éléments intégrant une incertitude politique élevée sont néanmoins susceptibles de confirmer ou d’infirmer ce constat. Il n’en demeure pas moins que le postulat est que sur le court terme, une hausse de 1 % du RDB réel n’entraîne désormais qu’une augmentation de 0,23 % de la consommation, soit tout autant que le motif d’épargne de précaution. Une nouvelle qui n’est pas nécessairement encourageante sur le plan de relance de la croissance par la consommation, d’autant plus qu’ils précisent que "la dynamique passée de la consommation à court terme influence désormais la consommation actuelle".

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article