WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
France; défense;

Macro-économie / Taux / cercle de l'épargne / AG2R / épargnants

Macro-économie / Taux
cercle de l'épargne / AG2R / épargnants

Les Français mettent la main à la poche pour préparer leurs vieux jours / Ils ne sont pas prêts à le faire pour la protection sociale

C’est peu dire que les Français qui ne sont pas encore à la retraite n’ont que peu confiance dans la pension qu’ils toucheront dans le futur, 72 % considérant qu’elle ne leur permettra pas de vivre correctement et cette proportion passe à 79 % chez ceux touchant des revenus modestes. En conséquence ils sont aujourd’hui plus de la moitié à épargner en prévision de cette échéance, là où en revanche ils sont bien moins enclins à travailler plus - 33 % - ou à cotiser davantage - 24 % - afin de préserver le système de protection sociale hexagonal.
Tirelire. Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Tirelire. Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

L’optimisme n’est pas de mise chez les ménages tricolores. Une majorité d’entre eux considère qu’il ne faut pas tarder à se faire fourmi plutôt que cigale. Les données de l’enquête 2025 d’AG2R La Mondiale - Amphitéa - Cercle de l’Épargne font état de 62 % de répondants estimant qu’il est nécessaire d’épargner avant ses 35 ans.

Les plus jeunes - 18 à 34 ans - considèrent même à près de 48 % qu’il faudrait commencer cette démarche avant la trentaine. Une proportion qui est qualifiée comme un témoignage d’une "réelle inquiétude quant à la pérennité du système de retraite". Néanmoins, il semble que pour l’heure ce soient surtout les Français les plus aisés qui prennent le problème à bras-le-corps avec près de 64 % de ceux touchant plus de 4 000 à la fin du mois qui épargnent déjà à cette fin, là où c’est uniquement 54 % des Français qui sont dans cette optique.

 

Bout de souffle

 

Autre constante chez les Français interrogés un manque notable de confiance vis du système de prestations sociales, ils sont près de 60 % à considérer qu’ils cotisent davantage qu’ils ne recevront à ce titre et sont uniquement 11 % à penser le contraire, et 29 % jugent que la balance est équilibrée. Sans surprise c’est un sentiment qui "est particulièrement marqué chez les 50-74 ans, dont 73 % estiment que le compte n’y est pas".

Pour autant toutes les classes d’âges s’accordent - à 80 % - pour considérer que c’est via la lutte contre la fraude que le système de protection sociale sera préservé et sont peu favorables à une hausse du temps de travail ou des cotisations et autres impôts. Des Français pour le moins attachés à leur liberté qui ne voient pas forcément d’un bon œil la volonté gouvernementale de flécher leur épargne.

 

Maîtrise

 

Une très large majorité des épargnants - 73 % - déclarent lors de l’étude être "opposés à toute orientation de leur épargne par les pouvoirs publics ". Celle-ci indique qu’ironiquement ce rejet connaît un plus haut - 92 % - parmi nos concitoyens ne disposant d’aucune sorte d’épargne. On ne peut pas dire non plus qu’ils soient enthousiastes pour financer un effort de défense nationale avec 65 % des sondés qui voient d’un mauvais œil l’orientation de leur épargne à cette fin.

Du côté des auteurs on explique cette réticence par des mécanismes qui semblent perçus tel "une injonction à souscrire à certains produits, voire comme une menace de captation de l’épargne". De quoi expliquer que dans les réponses les épargnants étant "déjà investis à long terme ou disposant de revenus élevés se montrent toutefois légèrement plus ouverts à cette idée".

Il faut dire que pour l’heure les Français restent fidèles des placements bien connus de longue date  : "l’assurance-vie conserve en 2025 la première place au classement des placements préférés (76 %)", juste devant l’investissement locatif immobilier (69 %) et le livret A (60 %). Il faut se tourner vers les jeunes de 18 à 24 ans pour trouver nos compatriotes les plus attirés par les actions et les cryptoactifs, des placements jugés "intéressants par respectivement 51 % et 36 % de cette tranche d’âge, contre 41 % et 21 % en moyenne ".

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article