Macro-économie / Taux / Epargne / France / ménages
Macro-économie / Taux
Epargne / France / ménages
Les jeunes français font de l’épargne une de leurs résolutions pour 2026 / Ils ont pourtant bien du mal à y consacrer des sommes conséquentes
Un vœu qui pourrait bien rester pieux. Les femmes françaises - de 18 à 34 ans - ont beau faire de l’épargne une de leurs priorités - à 55 % - en 2026 tout comme les hommes - à 46 % -, cela ne les empêche pas déjà de discerner de nombreux écueils à cet objectif. Une difficulté qui pourrait paradoxalement bénéficier à la consommation des ménages, cette dernière souffrant ces dernières années d’un taux d’épargne particulièrement haut dans l’Hexagone.
Les raisons d’un échec presque annoncé à tenir cette résolution sont multiples : les 77 % se décomposent entre 27 % des répondants évoquant un budget "trop serré pour mettre de l’argent de côté", suivis par les imprévus financiers - évoqués par 20 % du panel - et enfin 19 % des jeunes tricolores estiment qu’ils vont se fixer des objectifs trop ambitieux en début d’année. Les objectifs sont pourtant loin d’être irréalistes pour tous avec pas moins de "8 jeunes sur 10 prévoyant d’épargner au moins 1 000 € sur l’année".
Divergence
Néanmoins derrière ces 94 % des 18-34 ans déclarant vouloir épargner cette année, un écart conséquent est apparent entre les ambitions des 18-24 ans et celles des 25-34 ans. Là où ces derniers sont la moitié à tabler sur 3 000 euros mis de côté en 2026 - 250 euros tous les mois -, les plus jeunes sont la même proportion à tabler sur 2 000 euros - ou 166 euros mensuellement. Fort logiquement l’étude relate également que si " 29 % des 18-24 ans peuvent se permettre d’épargner 5 000 € ou plus, ce chiffre augmente à 40 % chez les 25-34 ans".
L’écart entre hommes et femmes, quant à lui, est qualifié de "révélateur", avec la gent masculine visant en moyenne près de 453 euros d’épargne par mois, là où leurs homologues féminines ne misent que sur 296 euros. Cet écart de plus de 150 euros est analysé comme traduisant chez les premiers "des objectifs parfois surestimés", là où ils sont plus réalistes chez les femmes.
Créneau
Des difficultés à se constituer un pécule qui inspirent les entrepreneurs français, qu’il s’agisse de Bitstack ou de Plum. La première s’est fait connaître arro,ndissant les dépenses de ses usagers à l’euro supérieur pour investir en bitcoin, revendique 300 millions d’épargnes en trois années par près de 300 000 utilisateurs et vient de lever 15 millions de dollars pour accélérer sa conquête du Vieux continent. Victor Trokoudes, CEO et fondateur de Plum, mise, lui sur la simplicité pour conquérir les Français et estime "que l’automatisation change la donne : elle supprime l’effort et la charge mentale liés à l’épargne ". Le fait de se constituer une épargne petit à petit permettrait aux Français de mieux tenir leurs bonnes résolutions.
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