Publications, Résultats
Publications, Résultats
Pluxee a coché toutes les cases de son exercice 2025 / Dans un environnement incertain, les prévisions s'ajustent à la hausse et à la baisse
Examen réussi pour Pluxee. Pour sa deuxième publication annuelle en tant que société autonome, depuis sa scission avec Sodexo, le spécialiste des titres-restaurant et autres avantages aux salariés a avancé sur tous les fronts : croissance, progression des marges et génération de trésorerie record. "Dans l’ensemble, le groupe a atteint - et parfois même dépassé - tous ses objectifs financiers sur l’exercice 2025", s’est félicité le directeur général de Pluxee, Aurélien Sonet, à l’occasion de l’annonce.
Il faut dire, tout d’abord, que la performance commerciale du groupe a été au rendez-vous. Malgré un contexte macroéconomique ayant pesé sur son portefeuille d’utilisateurs finaux, il en a acquis de nouveaux au fil de son exercice (clos fin août), tout en maintenant un taux de rétention nette de clients de 100 %. Le volume d’affaires émis total a atteint 24,5 milliards d’euros, dont 18,7 milliards d’euros sont à attribuer à l’activité d’avantages aux salariés. Sur ce dernier point, la croissance organique s’affiche à 7,6 %. Au-delà du gain de nouveaux clients (tant du côté des grands comptes que des PME), et de la fidélisation des clients, la croissance organique des avantages aux salariés a aussi profité de la contribution progressive des récentes opérations de M & A, grâce aux synergies de croissance générées.
Le chiffre d’affaires total du groupe a de son côté atteint 1,28 milliard d’euros au titre de son exercice fiscal, en hausse de 10,6 % sur une base organique, en ligne avec l’objectif du groupe d’une croissance "low double digit". L’activité d’avantages aux salariés couvre la grande majorité du chiffre d’affaires opérationnel, à 963 millions d’euros, en hausse de 12 %. Une performance tirée par la croissance organique du volume d’affaires, notamment en Amérique latine et dans le reste du monde, comme anticipé. Les revenus opérationnels du groupe ont en effet bondi respectivement de 14,5 % et 14,2 % dans les deux zones. L’Europe a de son côté tourné davantage au ralenti (avec une croissance annuelle de 5,1 %, à 506 millions d’euros), tempérée par un contexte macroéconomique régional complexe, l’arrêt temporaire de grands programmes d’aides publiques, et par un effet de base lié à des programmes non-récurrents émis lors de l’exercice précédent, comme le contrat lié aux Jeux Olympiques de Paris 2024. En tout, le chiffre d’affaires opérationnel a progressé de 10,3 %, à 1,12 milliard d’euros.
La marge grimpe
"Soutenus par la croissance du chiffre d’affaires, nous avons enregistré une forte progression de la marge d’EBITDA récurrent et un taux élevé de conversion de trésorerie, reflétant l’effet de levier opérationnel et la forte génération de trésorerie inhérents à notre modèle", a également indiqué Aurélien Sonet. La marge du groupe s’est, de fait, établie à 36,6 %, soit une hausse de 230 points de base - et de 102 points de base en intégrant les effets de change et de périmètre. Le résultat, donc, de l’effet de levier opérationnel du groupe, ainsi que des premiers effets positifs liés aux récentes opérations de M & A (le groupe en a finalisé ou entrepris 6 lors de son exercice, et annoncé un accord pour acquérir ProEves Services, leader indien des solutions de garde d’enfants pour les salariés en septembre), ainsi que des gains d’efficacités générés depuis le spin-off. Le résultat net ajusté, part du groupe, a quant à lui bondi de 8,4 %, à 221 millions d’euros, tandis que le flux de trésorerie disponible, à 417 millions d’euros (+ 10 %), alimente un taux de conversion de trésorerie de 89 %. Soit nettement supérieur aux 75 % envisagés par le groupe sur trois ans.
Conscient que l’environnement macroéconomique reste incertain, le groupe a décidé de prévoir, pour l’exercice 2026, une croissance organique "high single digit", au lieu du "low double digit" initialement prévu. En revanche, ses objectifs de progression de marge d’Ebitda récurrent et de taux de conversion de trésorerie ont été revus à la hausse. La première devrait grimper de 100 points de base à taux de change constants (contre 75 points de base prévus auparavant) et le second devrait dépasser 80 % en moyenne sur les exercices 2024 à 2026, contre les 75 % envisagés précédemment. Une cible qui avait déjà été relevée lors des résultats annuels de 2024.
Le conseil d’administration de Pluxee a par ailleurs décidé de proposer à ses actionnaires, lors de leur prochaine assemblée générale, d’approuver un dividende de 0,38 euro par action au titre de l’exercice 2025. Ceci correspond à une hausse de 9 % sur un an. Le groupe profitera aussi de sa génération record de flux de trésorerie et de la progression de sa position de trésorerie nette pour lancer un programme de rachat d’actions d’un montant de 100 millions d’euros, à partir de ce vendredi et jusqu’au 30 juin au plus tard.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

