Publications, Résultats / Figeac Aéro
Publications, Résultats
Figeac Aéro
Figeac Aéro remplit ses objectifs, mais trébuche en Bourse / Une enveloppe d'investissements prévue pour son expansion
Figeac Aéro a atteint ses objectifs, mais les marchés semblaient en attendre davantage : l’équipementier aéronautique recule de près de 4 % jeudi à la Bourse de Paris, après avoir publié les résultats de son exercice 2025-2026 (clos fin mars). Il a certes permis au groupe d’enregistrer un record d’activité grâce à la bonne dynamique de la quasi-totalité de ses programmes aéronautiques clés et de défense. Son chiffre d’affaires, de 486,8 millions d’euros, a grimpé de 15,8 % en variation organique.
D’un autre côté, si les performances opérationnelles sont ressorties en ligne avec ses prévisions, elles se situent plutôt dans le bas de la fourchette visée. C’est par exemple le cas de l’Ebitda courant, en hausse de 24 % en organique, à 78,6 millions d’euros, dans le bas de l’intervalle de 77 à 83 millions d’euros qui avait été indiqué. Il reste à noter qu’il a été pénalisé à hauteur de 2 millions d’euros par l’incendie du site d’Aulnat (Auvergne) du groupe présidé par Jean-Claude Maillard, et qu’il a subi un effet de change défavorable de 7,5 millions d’euros.
La marge opérationnelle a néanmoins grimpé de 8 points de base, à 16,1 %, portée par la montée en cadence des livraisons, notamment sur les programmes A320 et LEAP, ainsi que par l’amélioration de la performance opérationnelle au Mexique. « Le point le plus encourageant réside dans le free cash-flow ajusté, supérieur à nos attentes à 36 millions d’euros, malgré des capex plus élevés que prévu à 46,9 millions d’euros, contre 38,8 millions d’euros anticipés », commente le cabinet d’analystes Oddo BHF. Un indicateur traduisant une gestion serrée du besoin en fonds de roulement, avec une réduction des stocks équivalente à 22 jours de chiffre d’affaires par rapport à mars 2025, poursuit le bureau d’études de la banque. En conséquence de quoi, la dette nette a reculé de 4 % à 263,4 millions d’euros, ramenant le levier à 3,35 fois, contre 3,94 fois à la même période l’an passé.
Le groupe veut rassurer sur les impacts du conflit au Moyen-Orient
Pour l’année à venir, Figeac Aéro se veut rassurant. Il est vrai que les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient, comme la fermeture d’espaces aériens, la hausse du prix du kérosène, les questions de disponibilité du carburant ou encore l’augmentation du prix des billets d’avion, ont un effet ralentisseur sur le trafic aérien, estime Figeac Aéro. En revanche, cela ne représenterait à date pas de caractère structurel, assure le groupe, pointant notamment la hausse des réservations de vols commerciaux sur les prochains mois, plus particulièrement sur le plan intrarégional, prenant la suite d’une légère progression du secteur depuis le début de l’année (sur les passagers comme sur le fret).
"On ne constate pas non plus à ce stade de faiblesse dans la demande de nouveaux appareils avec des prises de commandes nettes des annulations depuis le début de l’année de 1 053 appareils fermes, en forte hausse par rapport aux 715 commandes enregistrées sur la même période un an auparavant. Compte tenu de 514 livraisons réalisées depuis le début de l’année (contre 463 il y a un an) – soit une demande quasiment deux fois plus importante que les livraisons, le carnet de commandes des principaux constructeurs Airbus, Boeing et Embraer s’élève à 16 383 appareils fermes, contre 15 427 à la même date en 2025", détaille le groupe. "Le niveau record des carnets de commandes constituerait en tout état de cause un amortisseur particulièrement significatif dans le cas d’un conflit installé dans la durée. Le contexte géopolitique a donc peu d’impact à ce stade sur l’aéronautique civile, mais accroît par ailleurs la pression pour augmenter les dépenses militaires", poursuit l’entreprise, indiquant par ailleurs avoir de son côté un carnet de commandes en hausse de 3,6 % à fin mars, par rapport à fin décembre.
Confiant sur ses perspectives d’activité, Figeac Aéro a aussi donné une prévision d’Ebitda courante conforme aux attentes, avec 86 à 94 millions d’euros visés pour l’exercice à venir et plus de 100 millions d’euros confirmés pour 2027-2028. En revanche, la prévision de free cash-flow apparaît légèrement inférieure aux attentes, avec 35 à 40 millions d’euros prévus pour 2026-2027 et une génération de cash de 50 à 60 millions au titre de l’année suivante.
Une enveloppe qui pourrait monter à 35 millions d’euros
Ces prévisions impliquent néanmoins des initiatives d’investissement, pour un montant d’environ 10 millions d’euros pour 2026-2027. Dix à quinze millions d’euros supplémentaires devraient aussi être engagés pour l’exercice 2027-2028. L’enveloppe sera répartie entre l’intensification de l’internalisation des capacités de traitement de surface, le développement de nouvelles capacités dans la défense, ainsi que de la croissance externe.
Le levier financier devrait désormais être compris entre 2,6 fois et 3,1 fois pour 2026-2027 et ramené entre 2 fois et 2,5 fois pour l’exercice suivant, soit un léger rehaussement de la trajectoire biliancielle, puisque les prévisions antérieures s’affichaient à deux fois.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

