Publications, Résultats / Figeac Aéro / droits de douane / Aéronautique / chiffre d'affaires
Publications, Résultats
Figeac Aéro / droits de douane / Aéronautique / chiffre d'affaires
Un horizon éclairci pour les avionneurs qui profite à Figeac Aéro / Son exercice 2025-2026 décolle avec aisance
Si Figeac Aéro n’anticipait pas d’impact majeur des droits de douane américains sur ses comptes, voilà le groupe désormais bien rassuré. L’accord commercial conclu entre Washington et Bruxelles, ayant confirmé une exemption tarifaire sur les produits aéronautiques circulant entre les deux côtés de l'Atlantique , permet à l’équipementier français des grands avionneurs de se défaire d’un certain nombre d’incertitudes. "Le groupe se réjouit d’un retour à la situation prévalant jusque-là, qui avait permis à une industrie hautement globalisée de se développer en l’absence de barrières douanières", a fait savoir Figeac Aéro en publiant le détail de son chiffre d’affaires du premier trimestre de son exercice décalé. Outre l’absence de poids financier pour l’entreprise, cette normalisation permet surtout d’éclaircir l’horizon de sa filière et de supprimer ainsi certains obstacles qui auraient pu retarder l’accélération des cadences de production.
D’autres facteurs de bon augure
Alors que la dynamique du trafic aérien se poursuit depuis le début de l’année 2025, la demande des compagnies aériennes pour servir cette croissance attendue et moderniser leurs flottes reste soutenue, précise d’ailleurs Figeac Aéro. À fin juillet et depuis janvier, Airbus et Boeing ont enregistré des commandes nettes totales de 1 027 appareils civils (contre 553 à la même date l’an passé et 1 203 sur l’ensemble de 2024). Au titre du mois de juillet, le carnet de commandes des deux avionneurs représentait près de 14 années de production, sur la base des livraisons de 2024. La normalisation des rythmes de production de Boeing engagée depuis début janvier se poursuit, indique le groupe français, soulignant une tendance de bon augure pour le moteur LEAP-1B.
D’avril à juin, Figeac Aéro a en tout cas fait preuve d’une activité soutenue. "Avec une croissance organique à deux chiffres sur le premier trimestre de l’exercice, Figeac Aéro signe un 17ème trimestre consécutif de croissance de son chiffre d’affaires – une bonne performance qui s’inscrit parfaitement en ligne avec nos objectifs annuels", s’est félicité le président-directeur général du groupe, Jean-Claude Maillard, à l’occasion de la publication. Ses revenus ont en effet grimpé de 10,3 % en organique, sur un an, pour atteindre près de 102 millions d’euros. Une hausse ayant été principalement portée par les aérostructures et les aéromoteurs, dont le chiffre d’affaires a atteint 94,3 millions d’euros, en progression organique de 12,2 %.
La dynamique a été soutenue par l’ensemble des principaux programmes aéronautiques, notamment grâce à la franche accélération de l’A350 et du LEAP-1B, précise Figeac Aéro. À l’inverse, les activités de défense et d’énergie s’affichent en baisse de 9,6 %, à 7,6 millions d’euros, du fait de difficultés opérationnelles causées par des intempéries au mois de juin. "Sa remise en route rapide dès le mois de juillet, et le dynamisme du carnet de commandes au travers de l’ensemble de la division, permettent au groupe de laisser inchangées les perspectives de croissance de ces activités", assure le groupe. L’ensemble des perspectives de Figeac Aéro, de croissance comme de désendettement, pour l’année et à moyen terme, ont d’ailleurs été également confirmées.
Un contrat précieux
D’autant que les mois d’avril à juin ont été marqués par un nouveau contrat pour la production de pièces à forte valeur ajoutée du LEAP-1B, se félicite le groupe, pour un montant total supérieur à 25 millions d’euros. De quoi participer à l’optimisation du taux d’utilisation de plusieurs de ses sites. Un accord permettant par ailleurs à la société installée en région toulousaine d’avoir sécurisé près de la moitié de son objectif de chiffre d’affaires, issu de nouvelles d’entre elles – entre 80 millions et 100 millions d’euros en rythme annuel à l’horizon mars 2028 -, environ une année et demie après le lancement de son dernier plan stratégique, "Pilot 28". À fin juin, son carnet de commandes s’est stabilisé à un niveau de 4,6 milliards d’euros.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

