Macro-économie / Taux / Donald Trump / droits de douane / Déficit
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Donald Trump / droits de douane / Déficit
Le compte n’est pas bon pour les droits de douane américains / Ils sont pour l’heure insuffisants pour mettre fin au déficit public
Une poule aux œufs d’or qui perd de son attrait. Deux chercheurs du Peterson Institute ont fait usage de l’outil de suivi mensuel des recettes douanières outre Atlantique pour arguer qu’elles ne représentent qu’une part infime des rentrées fiscales du pays. Depuis janvier elles ne représentent effectivement qu’une portion congrue de l’ensemble des recettes fédérales - 1,8 % - prévues pour l’année 2025.
Deux économistes qui soulignent que la progression des recettes fédérales est bien réelle ; elles sont supérieures de 254 milliards de dollars en juin dernier rapportées au mois d’octobre 2024. Pour autant, les dépenses progressent elles aussi et conduisent le déficit fédéral à augmenter de 64 milliards de dollars sur la période. Dès lors, les quelque 93,9 milliards de dollars de revenus douaniers sur ces six mois ne représentent que 5 % du déficit projeté.
Pénaliser
Une situation d’autant plus problématique que les consommateurs américains devraient souffrir de plus en plus à mesure que les mois passent. Les deux membres du Peterson Institute expliquent qu’une grande partie des importateurs américains "ne répercutent la hausse des droits de douane sur leurs clients qu’une fois que les stocks utilisés pour la production en supportent le coût". Les droits de douane n’ayant aucun effet quelconque sur les stocks constitués avant leur mise en œuvre.
Une véritable bombe à retardement pour les ménages américains dont se faisait l’écho Goldman Sachs ces dernières semaines. Dans une note il était exposé que les consommateurs américains supportaient 22 % des coûts des droits de douane à la date de juin et que cette proportion devrait monter jusqu’à 67 % au fur et à mesure des mois. Ce qui rejoint l’argumentaire déployé par les membres de l’institut, lequel explique que " l’impact de la hausse des droits de douane sur les prix à la consommation (mesurés par l’indice des prix à la consommation [IPC] ou l’indice des dépenses de consommation personnelle [PCE]) est différé de plusieurs mois après l’annonce des droits de douane " et peut même être rallongé dès lors que les importateurs font le choix d’absorber cette hausse pendant quelque temps.
Entériner
Les données partagées permettent également de se rendre compte que dès le début de l’année les importations en provenance de Chine étaient plus lourdement taxées qu’en moyenne. Leur total s’élevait à 43 milliards de dollars en janvier dont 10,5 % finissaient en recettes tarifaires - 4,5 milliards de dollars. Là où sur l’ensemble des importations de biens de consommation cela ne représentait que 3,6% (3,2 milliards de dollars rapportés à 89 milliards de dollars).
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