Macro-économie / Taux / OMC / Guerre commerciale / droits de douane
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OMC / Guerre commerciale / droits de douane
Le commerce mondial va marquer le pas en 2026 / L’OMC abaisse sa prévision de croissance
Les mêmes forces qui ont fait accélérer les échanges cette année contribueraient à les ralentir à compter de janvier. À en écouter les économistes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), une progression substantielle des importations nord-américaines a eu lieu lors du premier trimestre et ce en prévision des hausses de droits de douane. Une force qui ne devrait plus jouer dans les prochains mois, bien au contraire.
La croissance des échanges de marchandises semble bel et bien appelée à s’étioler avec le temps, les volumes passant d’une progression de 2,8 % en 2024 à 2,4 % en 2025 et enfin à 0,5 % en 2026. Ce qui se situe en décalage avec l’annonce d’une projection de croissance du PIB mondial de 2,7 % pour 2025 et de 2,6 % pour 2026. L’OMC explique qu’il faut apprécier cette divergence en considérant que bien que " les prévisions du commerce de marchandises pour 2025 aient été révisées à la hausse par rapport aux projections d’avril et d’août, la révision à la baisse pour 2026 entraîne un impact global similaire sur l’horizon de deux ans ".
Déplacer
Les variations des prévisions par rapport à la fin de l’été s’expliquant dès lors par un impact des droits de douane différé à 2026 et que la légère amélioration pour l’année 2025 ne "reflétant qu’une certaine accumulation de stocks" au début de l’année. La progression du volume du commerce mondial de marchandises a ainsi très largement augmenté de l’ordre de 4,9 % - en glissement annuel – lors du premier semestre 2025. Les facteurs structurels ne sont inexistants cependant qu’il s’agisse de conditions macroéconomiques telles que la désinflation, des politiques budgétaires accommodantes ou encore une forte croissance dans les marchés émergents.
On peut y ajouter la hausse conjoncturelle du ratio stocks sur ventes en Amérique du Nord et surtout les effets de l’IA. Les biens liés à cette dernière – semi-conducteurs, serveurs ou autre équipements – seraient responsables de pas moins de la moitié de la croissance globale des échanges commerciaux au premier semestre, enregistrant une progression de 20 % en valeur sur un an. Ce qui a principalement profité aux exportations asiatiques, à la mesure des investissements mondiaux conséquents dans ce secteur.
Faire pencher
L’équilibre n’est pas pour autant définitif à en écouter les économistes de l’OMC, ces derniers considérant que le commerce mondial à moyen terme pourrait se trouver stimulé par la croissance de la demande liée à l’IA. A contrario c’est du côté d’une propagation des mesures restrictives pour le commerce et d’un regain de l’incertitude politique qu’il faut regarder pour trouver des risques à la baisse pour les prévisions.
Le commerce des services croît quant à lui à un rythme bien plus élevé, et ce alors même qu’il est attendu que les exportations de services ralentissent passant de 6,8 % en 2024 à 4,6 % en 2025 et 4,4 % en 2026. Les conséquences des autres pans du commerce ne semblent pas pour l’heure atteindre ce volet des échanges. Une certaine restructuration des échanges pointe également le bout de son nez avec un "commerce Sud-Sud a progressé de 8 % en glissement annuel, en valeur, au premier semestre 2025, contre 6 % pour le commerce mondial dans son ensemble".
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