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Medef / La REF 2025 / PLF 2026 / Vote de confiance
Alerte : Patrick Martin appelle les partis politiques à dépasser leurs clivages pour fixer un cap économique ambitieux
"Un début de prise de conscience collective s’est amorcé sur la rudesse de la compétition internationale et sur l’état critique de nos finances publiques. Le Premier ministre s’y emploie avec gravité et il a raison. Mais ce diagnostic, même s’il est le bon, n’est que le début du processus de guérison. Les premières réactions politiques à la récente décision du Premier ministre surajoutent à notre inquiétude et nous éloignent du redressement de notre pays. Les décideurs politiques doivent dépasser leur rivalité partisane. Cela n’en prend pas le chemin, j’en suis consterné. Les élections de 2027 ne nous garantissent pas une solution. Ceux qui croient pouvoir jouer avec l’économie nous font prendre un risque énorme ", a déclaré Patrick Martin en introduction de La REF 2025, affirmant accepter les efforts et les sacrifices demandés aux entreprises, mais pas à n’importe quel prix. "Il nous faut un projet d’avenir mobilisateur et crédible. Ce projet, nous sommes décidés à y prendre toute notre part. Et s’il le faut, nous mobiliserons nos forces pour prévenir le pire ".
Inquiet sur le nombre grandissant de défaillances d’entreprises, notamment dans certains secteurs, Patrick Martin a souhaité évoquer les cas de soutien public aux entreprises chez nos voisins européens. "L’Allemagne a décidé de soutenir son économie par des crédits d’impôt de milliards d’euros et de ramener à 10 % son taux d’imposition sur les sociétés fédérales. Je constate aussi le retour de la croissance en Espagne et en Pologne, et le redressement des comptes du Portugal et de la Grèce. Cela signifie qu’à nos portes, en Europe, on peut conduire de bonnes politiques publiques, avec des gouvernements de droite comme de gauche ".
Le président du Medef ajoutant : "face à la crise, le gouvernement, nous a proposé un slogan : ‘en avant la production’. Quel que soit prochainement le Parlement, oui à l’augmentation de la quantité de travail. Nous devons en effet nous interroger sur cette question tout en veillant à l’équité entre les secteurs public et privé. Travailler plus est un impératif économique et social. Mais nous ne pouvons pas dire en avant la production sans dire ‘en avant l’investissement’. Or, on ne peut pas taper (fiscalement) sur les entreprises et supposer qu’elles se projettent dans plus de production ", a-t-il assuré, demandant solennellement la reprise dès 2026 de la trajectoire de suppression définitive de la CVAE et de la C3S (impôts de production).
Patrick Martin s’est ainsi dit opposé à l’alourdissement des charges de personnel de 1,5 milliard d’euros par un transfert des coûts des arrêts maladie. "C’est une provocation de la part d’une sphère publique qui tolère un absentéisme dans ses rangs supérieur à celui du privé ", a-t-il affirmé, insistant : "c’est le secteur public qui est responsable de la gestion difficile des finances publiques, pas les entreprises ". Il s’est dit par ailleurs d’accord pour travailler à une revue des différents dispositifs d’aides aux entreprises mais pas si elle doit donner lieu à un rabotage "à vocation étroitement budgétaire ", saluant toutefois "la détermination de Bercy à vouloir maintenir le crédit impôt recherche ".
Enfin, le président du Medef a ciblé les "adeptes", de la taxe Zucman. "Quelle qu’en soit la forme, un retour de l’ISF serait ravageur pour notre économie et nous nous y opposerons ", a-t-il prévenu.
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